Bilan de l’azote pour des systèmes de culture de la carotte dans un sol organique du Québec.

Caron, J., Rancourt, G.T., Bélec, C., Tremblay, N., et Parent, L.-É. (2014). « Bilan de l’azote pour des systèmes de culture de la carotte dans un sol organique du Québec. », Canadian Journal of Soil Science, 94(2), p. 139-148. doi : 10.4141/CJSS2013-104  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Après avoir été mis en cultures pour de nombreuses années, les sols organiques ont tendance à migrer de l’immobilisation à la minéralisation de l’azote. Cette quantité d’azote minéralisé peut être assez importante pour remplir les besoins en N d’une culture, ce qui permettrait de réduire la fertilisation en N. Cette étude a ainsi évalué le bilan en N de cultures de carottes non irriguées (Daucus carota L.) semées tardivement (fin mai) dans un sol organique du Sud-Ouest du Québec. Cinq doses de fertilisation azotée (0, 25, 50, 75 et une application scindée de 25+25 kg N ha-1) ont été comparées sur une période de trois ans en évaluant le rendement en carottes, ainsi que le contenu en N du sol et des plantes. La minéralisation apparente nette de l’azote représentait un apport azoté important, en moyenne de 117 kg N ha-1 an-1. Le rendement en carottes n’a pas été affecté par l’augmentation de la dose de fertilisation azotée, par une application divisée ou par la culture précédente. L’augmentation de la dose de N a toutefois augmenté le contenu en nitrate du sol sous la zone racinaire (∼40 cm sous la surface), augmentant le risque de lessivage. Ainsi, l’ajout de fertilisation azotée dans une culture de carottes dans un sol organique dégradé n’était pas nécessaire puisque la minéralisation permettait de combler tous les besoins en N de la culture.

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