Best Management Practices in Northern Agriculture: A Twelve-Year Rotation and Soil Tillage Study in Saguenay‒Lac-Saint-Jean.

Paré, M., Lafond, J., et Pageau, D. (2015). « Best Management Practices in Northern Agriculture: A Twelve-Year Rotation and Soil Tillage Study in Saguenay‒Lac-Saint-Jean. », Soil & Tillage Research, 150, p. 83-92. doi : 10.1016/j.still.2015.01.012  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans l’agroécosystème nordique du Saguenay–Lac-Saint-Jean, les cultures commerciales telles que l’orge, le canola et le pois de grande culture gagnent en popularité par rapport aux cultures pérennes, comme la luzerne. On possède toutefois très peu d’information sur les effets relativement à long terme de différentes rotations culturales et pratiques de travail du sol sur le rendement des cultures et les paramètres de qualité du sol. La présente étude a été réalisée à la ferme expérimentale de Normandin d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Nous avons évalué cinq types de rotation [1 : canola–orge–orge–pois (C–O–O–P); 2 : canola–pois–orge–orge (C–P–O–O); 3 : canola–orge–pois–orge (C–O–P–O); 4 : monoculture de pois; et 5 : monoculture d’orge] et deux pratiques de travail du sol (1 : au chisel et 2 : à la charrue à versoirs). La monoculture de canola n’a pas été incluse. L’étude a été entreprise en 1999 dans un ancien champ de luzerne et a pris fin en 2010, après trois cycles de rotation de quatre ans. La monoculture d’orge a entraîné une diminution des rendements de 600 kg ha-1 au cours des cinq dernières années, tandis que la monoculture de pois des champs a entraîné une diminution des rendements d’environ 1 000 kg ha-1 pour la plupart des années. La monoculture d’orge n’a pas causé de réduction notable des rendements grainiers comparativement aux rotations C–O–O–P et C–P–O–O, ce qui montre l’importance d’alterner les cultures chaque année. Le type de travail du sol (au chisel ou à la charrue à versoirs) n’a pas eu d’effet notable sur le rendement de toutes les cultures pour la plupart des années; les effets, lorsqu’ils étaient observés, n’étaient pas cohérents, se traduisant tantôt par une augmentation, tantôt par une diminution des rendements grainiers. Les effets du travail du sol ont également été négligeables, peu importe le type de rotation utilisé. Le type de rotation et le type de travail du sol ont eu un effet négligeable sur la teneur en matière organique du sol, alors que l’utilisation du chisel a entraîné une augmentation de la teneur en nitrate et en phosphore dans la couche de sol de 0 à 20 cm. Le type de rotation a eu un effet négligeable sur les propriétés physiques du sol, tandis que l’utilisation du chisel a amélioré la conductivité de l’eau de 0,03 cm h-1 dans la rotation C–O–O–P et la monoculture d’orge. Comparativement à l’utilisation de la charrue à versoirs, l’utilisation du chisel a amélioré la stabilité à l’eau des macroagrégats (2–6 mm) ainsi que le diamètre moyen pondéré des agrégats d’environ 15 % pour la plupart des rotations.

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