Taxonomic revision and examination of ecological transitions of the Lyophyllaceae (Basidiomycota, Agaricales) based on a multigene phylogeny.

Hofstetter, V., Redhead, S.A., Kauff, F., Moncalvo, J.-M., Matheny, P.B., et Vilgalys, R. (2014). « Taxonomic revision and examination of ecological transitions of the Lyophyllaceae (Basidiomycota, Agaricales) based on a multigene phylogeny. », Cryptogamie Mycologie, 35(4), p. 399-425. doi : 10.7872/crym.v35.iss4.2014.399  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons étudié les liens évolutifs au sein de la famille des Lyophyllaceae en combinant des données de séquençage associées à six loci. Le phylogramme le plus probable nous a amenés à reconsidérer la classification des Lyophyllaceae en y reconnaissant deux nouveaux genres, à savoir Myochromella et Sagaranella, en raison de leur caractère distinctif sur les plans écologique et/ou morphologique. La famille des Lyophyllaceae est très diversifiée sur le plan écologique, et selon notre analyse phylogénétique, elle aurait connu de quatre à cinq transitions écologiques, passant d’un stade libre à un stade de parasitisme ou de mutualisme. Étant donné que divers liens observés au sein de ce clade apportaient un soutien modéré sur le plan phylogénétique à notre analyse et que la stratégie écologique adoptée par cinq des espèces échantillonnées faisait l’objet d’une incertitude, trois de ces transitions ont pu être reconstruites sans équivoque et elles laissent entendre que le saprophytisme est plésiomorphe chez les Lyophyllaceae. Des différences considérables quant à la vitesse d’évolution moléculaire ont été constatées dans les divers taxons. Ces différences ne sont pas associées à des transitions d’ordre écologique touchant l’ensemble des Lyophyllaceae; cependant, dans chacun des principaux clades identifiés au sein de cette famille, les taxons dont les membres ont adopté une stratégie écologique différente ont tendance à évoluer à une vitesse distincte sur le plan moléculaire.

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