Microbiological survey of locally-grown lettuce in Vancouver, BC farmers’ markets.

Wood, J.L., Chen, J.C., Friesen, E., Delaquis, P.J., et Allen, K.J. (2015). « Microbiological survey of locally-grown lettuce in Vancouver, BC farmers’ markets. », Journal of Food Protection, 78(1), p. 203-208. doi : 10.4315/0362-028X.JFP-14-199  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La demande accrue des consommateurs en légumes-feuilles frais est allée de pair avec l’augmentation du nombre d’éclosions et de maladies associées à ces aliments. À l’heure actuelle, il y a peu de données sur la qualité microbiologique et la sécurité des fruits et légumes frais récoltés dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique. Par conséquent, nous avons obtenu des échantillons de laitue à feuilles vertes, à feuilles rouges et romaine (n = 68) de cinq marchés fermiers régionaux à la fin de l’été 2012, et nous les avons analysés pour déterminer les nombres totaux de bactéries aérobies, de coliformes et d’Escherichia coli. De plus, nous avons eu recours à des méthodes d’enrichissement pour détecter les faibles concentrations d’E. coli. Nous avons soumis les souches d’E. coli isolées à des épreuves PCR multiplex pour déterminer les groupes phylogénétiques et rechercher les gènes de virulence (eaeA, hlyA, stx1 et stx2). Nous avons soumis toutes les souches d’E. coli à une épreuve de sensibilité à 15 antibiotiques par la méthode de diffusion en milieu gélosé. Les échantillons de laitue ont présenté des nombres moyens de colonies aérobies de 6,3 log UFC/g. Des coliformes ont été détectés dans 72 % des échantillons, avec une concentration médiane de 1,9 log UFC/g. Parmi les échantillons analysés, 13 % étaient porteurs d’E. coli, avec une concentration médiane de 0,7 log UFC/g. L’antibiogramme de toutes les souches d’E. coli (n = 33) a révélé que 97 % d’entre elles étaient résistantes à un antibiotique ou plus, et la résistance à l’amikacine (58 %), celle au triméthoprime (48 %) et celle au triméthoprime-sulfaméthoxazole (45 %) ont été les plus fréquentes. La détermination des phylogroupes a montré que 79 % de ces isolats appartenaient au groupe B1, et les isolats restants étaient du groupe A (9 %) ou du groupe D (12 %); aucun gène de virulence n’a été détecté. Étant donné que des microorganismes indicateurs de phylogroupes évoquant la contamination fécale (E. coli des groupes A et D) ont été trouvés dans des échantillons de laitue offerte au détail, d’autres travaux sont nécessaires pour déterminer à quel point de la chaîne de production alimentaire la contamination survient. Aussi, notre étude révèle la présence de souches d’E. coli multirésistantes dans les légumes frais. Ensemble, ces données fournissent d’importantes informations sur la qualité microbiologique des légumes-feuilles cultivés en Colombie-Britannique grâce à la détection et à la caractérisation de microorganismes indicateurs fréquemment utilisés.

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