Contribution of livestock farming systems to the nitrogen cascade and consequences for farming regions.

Cellier, P., Rochette, P., Durand, P., Faverdin, P., Kuikman, P.J., et Peyraud, J.L. (2014). « Contribution of livestock farming systems to the nitrogen cascade and consequences for farming regions. », Advances in Animal Biosciences, 5(S1), p. 8-19. doi : 10.1017/S2040470014000259  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans le présent article, nous décrivons le flux d’azote dans l’environnement et abordons les particularités de l’élevage du bétail. Jusqu’au début du 20e siècle, la fixation symbiotique et le recyclage des excréments d’animaux fournissaient l’azote nécessaire à la fertilité du sol. En 1913, le procédé Haber-Bosch a permis la synthèse industrielle de l’ammoniac et rendu possible la fertilisation sans association des cultures à l’élevage. L’efficacité de l’utilisation de l’azote dans les systèmes d’élevage du bétail est faible : près de la moitié ou plus des apports est perdu dans l’environnement. Ces pertes ont différentes conséquences qui jouent un rôle à diverses échelles spatiales en raison de la cascade de l’azote. L’évaluation quantitative du flux d’azote à l’échelle des régions a commencé au début des années 1980 en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Ces études ont fourni des estimations de la variabilité spatiale des émissions d’azote dans une région donnée. Elles ont confirmé les différences entre les régions de forte densité animale comme la Bretagne (région de l’ouest de la France) et d’autres régions. Elles ont aussi révélé que les mêmes pertes azotées pouvaient avoir des conséquences environnementales dont l’ampleur différait suivant la sensibilité d’un milieu donné et sa capacité d’adaptation aux excès d’azote. Le climat, les caractéristiques des sols, la densité animale et les proportions de terres agricoles en culture annuelle et pérenne sont des facteurs influant sur cette sensibilité.

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