Cretaceous environmental changes led to high extinction rates in a hyperdiverse beetle family.

Kergoat, G.J., Bouchard, P., Clamens, A.-L., Abbate, J.L., Jourdan, H., Jabbour-Zahab, R., Genson, G., Soldati, L., et Condamine, F.L. (2014). « Cretaceous environmental changes led to high extinction rates in a hyperdiverse beetle family. », BMC Evolutionary Biology, 14(Article 220), p. 1-13. doi : 10.1186/s12862-014-0220-1  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Contexte : Comme l’indiquent les enregistrements fossiles, les changements environnementaux qui ont marqué le Crétacé ont eu un impact considérable sur la dynamique de la diversification de nombreux groupes d’organismes. L’essor des angiospermes, il y a environ 125 millions d’années, est l’un des importants remplacements de biomes qui est survenu à cette époque. S’il semble établi que l’essor des angiospermes a favorisé la diversification des insectes phytophages, on en sait très peu sur la réaction des autres groupes d’insectes aux changements environnementaux qui se sont produits au Crétacé. Afin d’élucider la question, nous avons évalué la dynamique de la diversification d’une famille de coléoptères détritivores extrêmement diversifiée, les Tenebrionidae, en faisant appel à des méthodes de datation moléculaire et à des analyses de la diversification. Résultats : Des estimations de l’âge révèlent que les Tenebrionidae sont apparus après l’extinction du Trias-Jurassique (il ya plus longtemps que ce qu’on croyait précédemment) et que les principales lignées se sont diversifiées lors de la séparation de la Pangée et du Gondwana. Des analyses de datation indiquent que les espèces adaptées aux milieux arides se sont diversifiées tôt, tandis que la plupart des lignées adaptées à des conditions plus humides se sont diversifiées beaucoup plus tard. Contrairement à ce qui a été observé chez d’autres groupes d’insectes, nous n’avons rien trouvé qui puisse conforter l’hypothèse d’une accélération de la diversification du groupe durant le Crétacé. Bien au contraire, les données disponibles démontrent que la hausse de 8,5 fois des taux d’extinction n’a pas été compensée par une augmentation concomitante des taux de spéciation. Conclusions : Nous croyons que ces tendances sont mieux expliquées par la réduction concomitante des milieux arides qui s’est amorcée au milieu du Crétacé et qui a vraisemblablement eu un impact négatif sur la diversification des espèces adaptées aux milieux arides, qui dominaient à l’époque.

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