Effect of prepartum photoperiod and melatonin feeding on milk production and prolactin concentration in dairy heifers and cows.

Lacasse, P., Vinet, C.M., et Petitclerc, D. (2014). « Effect of prepartum photoperiod and melatonin feeding on milk production and prolactin concentration in dairy heifers and cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 97(6), p. 3589-3598. doi : 10.3168/jds.2013-7615  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons soumis des vaches multipares (n = 29) et des génisses primipares (n = 32) Holstein ayant mis bas sur une période d’un an à un traitement photopériodique, avec ou sans administration de mélatonine, suivant un plan factoriel 2 × 3. Huit semaines avant la date de mise bas prévue, les animaux ont été soumis à l’un des traitements suivants : 8 h de lumière et 16 h d’obscurité (8L:16O), 16 h de lumière et 8 h d’obscurité (16L:8O) ou 16L:8O plus administration de mélatonine (16L:8O-mélatonine). Tous les jours, à 13 h 55, les animaux du groupe de traitement à la mélatonine ont reçu, par voie orale, une gélule contenant 25 mg de mélatonine. Les traitements ont pris fin à la mise bas, lorsque les animaux ont été transférés dans l’enclos des vaches en lactation; tous les animaux ont alors été exposés à environ 16 h de lumière par jour. Au début et à la fin de la période de traitement précédant le vêlage, nous avons prélevé des échantillons de sang par une canule jugulaire chez 6 vaches et 6 génisses, à intervalles de 30 minutes durant 24 heures, pour surveiller les concentrations sériques de mélatonine et de prolactine. La production de lait chez les génisses n’a pas été modifiée par les traitements photopériodiques. La production de lait en début de lactation a été plus élevée chez les vaches exposées à une courte photopériode que chez celles exposées à une longue photopériode (16L:8O et 16L:8O-mélatonine), avec des valeurs moyennes de 36,7 ± 0,9, de 33,1 ± 0,8 et de 34,1 ± 0,9 kg/j pour les traitements 8L:16O, 16L:8O et 16L:8O-mélatonine, respectivement. Chez les vaches, la photopériode n’a eu aucun effet sur la production de lait en fin de lactation. Durant la lactation, l’ingestion de matière sèche par les génisses n’a pas été modifiée par les traitements, mais l’ingestion de matière sèche par les vaches exposées à une courte photopériode a été plus élevée que chez les vaches exposées à une longue photopériode. L’indice de conversion des génisses a été amélioré par la courte photopériode. Durant la période de traitement, la concentration de prolactine était plus basse chez les animaux exposés à une courte photopériode que chez ceux exposés à une longue photopériode, elle était plus basse avec le traitement 16L:8O-mélatonine qu’avec le traitement 16L:8O et avait tendance à être plus basse avec le traitement 8L:16O qu’avec le traitement 16L:8O-mélatonine, avec des valeurs moyennes de 3,5 ± 0,8, de 9,9 ± 0,8 et de 6,0 ± 0,8 ng/mL pour les traitements 8L:16O, 16L:8O et 16L:8O-mélatonine, respectivement. Au début de la lactation, la concentration de prolactine était plus basse chez les génisses exposées à une photopériode de 16L:8O durant le tarissement que chez celles exposées à une photopériode de 8L:16O ou soumises au traitement de mélatonine. En conclusion, l’exposition à une courte photopériode durant le tarissement augmente temporairement la production de lait des vaches et l’indice de conversion des génisses dans la lactation suivante. Cependant, la mélatonine ne peut être utilisée pour simuler une courte photopériode durant le tarissement.

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