The effects of active dried and killed dried yeast on subacute ruminal acidosis, ruminal fermentation, and nutrient digestibility in beef heifers.

Vyas, D., Uwizeye, A., Mohammed, R., Yang, W.-Z., Walker, N.D., et Beauchemin, K.A. (2014). « The effects of active dried and killed dried yeast on subacute ruminal acidosis, ruminal fermentation, and nutrient digestibility in beef heifers. », Journal of Animal Science, 92(2), p. 724-732. doi : 10.2527/jas.2013-7072  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans notre étude, nous avons examiné l’importance, chez des génisses de boucherie, de la viabilité d’une levure (Saccharomyces cerevisiae) dans la réduction de la fréquence de l’acidose ruminale subaiguë et l’amélioration de la digestibilité des nutriments sur l’ensemble du tube digestif. Pour ce faire, nous avons eu recours à six génisses de boucherie pourvues d’une canule ruminale (poids : 680 ± 50 kg) suivant un plan en carré latin répété 3 × 3. Nous avons donné aux génisses une ration composée de 40 % d’orge ensilée, 10 % de foin de graminées haché et 50 % de concentré d’orge grain (par rapport à la matière sèche). Les traitements étaient les suivants : 1) absence de levure (témoin); 2) levure sèche active (LSA; 4 g fournissant 1010 UFC/g; AB Vista, Marlborough, Royaume-Uni) et 3) levure sèche tuée (LST; 4 g de LSA stérilisée à l’autoclave). Chaque jour, au moment du repas, nous avons administré ces traitements directement par la canule ruminale. Les périodes consistaient en deux semaines d’adaptation (j 1 à 14) et en sept jours de mesures (j 15 à 21). Le pH ruminal a été mesuré en continu (j 15 à 21) au moyen d’un dispositif à demeure. Nous avons prélevé le contenu ruminal les j 15 et 17, 0, 3, 6, 9 et 12 h après le repas. Nous avons mesuré la digestibilité des nutriments sur l’ensemble du tube digestif avec un marqueur externe (YbCl3) du j 15 au j 19. Nous n’avons observé aucune différence associée au traitement en ce qui concerne l’ingestion de matière sèche (p = 0,86). L’ajout de levures (LSA et LST) a eu tendance à accroître la digestibilité de l’amidon (p = 0,07) sur l’ensemble du tube digestif, tandis qu’aucun effet n’a été observé sur la digestibilité des autres nutriments. Tant la LSA que la LST ont élevé le pH ruminal minimum (p < 0,01) et moyen (p = 0,02), alors qu’aucun effet n’a été observé sur le pH maximum (p = 0,12). L’ajout de la levure, sans égard à sa viabilité, a réduit efficacement le temps durant lequel le pH ruminal était inférieur à 5,8 (p < 0,01) et inférieur à 5,6 (p < 0,01). Nous n’avons constaté aucune différence en ce qui a trait au profil d’acides gras volatils du rumen et à la concentration de lactate. Nous n’avons relevé aucune différence liée au traitement sur la taille relative de la population de Streptococcus bovis, de Fibrobacter succinogenes et de Megasphaera elsdenii (p > 0,10); toutefois, la proportion de Ruminococcus flavefaciens dans la fraction solide du digesta était plus importante avec la LST (p = 0,05). L’étude révèle les effets positifs de la levure, sans égard à sa viabilité, sur la réduction de la gravité de l’acidose ruminale subaiguë. Il faudra cependant réaliser d’autres études pour évaluer l’importance de la viabilité des levures dans d’autres conditions nutritionnelles, en particulier lorsque le risque d’acidose est élevé.

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