Characterizing Fusarium isolates from asparagus fields in Southwestern Ontario and influence of soil organic amendments on Fusarium crown and root rot.

Borrego-Benjumea, A., Basallote-Ureba, M.J., Melero-Vara, J.M., et Abbasi, P.A. (2014). « Characterizing Fusarium isolates from asparagus fields in Southwestern Ontario and influence of soil organic amendments on Fusarium crown and root rot. », Phytopathology, 104(4), p. 403-415. doi : 10.1094/PHYTO-08-13-0231-R  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La pourriture fusarienne de l’asperge présente une éthiologie complexe, étant causée par plusieurs espèces de Fusarium présentes dans le sol. Quatre-vingt-treize isolats de Fusarium, provenant d’échantillons de plantes et de sol prélevés dans des champs commerciaux d’asperge du sud-ouest de l’Ontario touchés par la maladie, ont été identifiés comme suit, en fonction de caractéristiques morphologiques ou culturales et de l’analyse par PCR (réaction en chaîne de la polymérase) au moyen d’amorces spécifiques à chaque espèce : Fusarium oxysporum (65,5 %), F. proliferatum (18,3 %), F. solani (6,4 %), F. acuminatum (6,4 %) et F. redolens (3,2 %). L’analyse PCR­ISSR (Inter Simple Sequence Repeat) a révélé une variabilité considérable parmi les isolats appartenant à différentes espèces de Fusarium. Lors des tests de pathogénicité in vitro, 50 % des isolats se sont avérés pathogènes pour l’asperge, tandis que 22 % des isolats ont entraîné l’apparition des symptômes les plus graves chez l’asperge. Nous avons évalué en serre l’efficacité de la lutte contre la pourriture fusarienne au moyen d’amendements organiques du sol – fumier de volaille granulé, compost de résidus d’olive et émulsion de poisson – en utilisant trois cultivars d’asperge présentant différents niveaux de sensibilité dans des sols infectés au moyen de deux isolats (F. oxysporum Fo-1.5 et F. solani Fs-1.12). Une gravité moindre des symptômes de pourriture fusarienne et une taille accrue des plantes ont été observées pour la plupart des traitements chez les cultivars ‘Jersey Giant’ et ‘Grande’, mais pas chez le cultivar ‘Mary Washington’. Chez les trois cultivars, un taux de 1 % de fumier de volaille granulé a entraîné une réduction de la gravité de la pourriture fusarienne (42 à 96 %) et une augmentation du poids des plantes de 77 à 152 % comparativement au traitement témoin. Les populations de Fusarium et de bactéries totales ont été dénombrées après 1, 3, 7 et 14 jours d’amendement du sol. Dans les sols amendés, la population de Fusarium spp. a diminué graduellement, tandis que la population de bactéries totales cultivables a augmenté. Ces résultats indiquent que les amendements organiques du sol, plus particulièrement le fumier de volaille granulé, peuvent réduire la gravité de la maladie et favoriser la croissance des plantes, peut-être en réduisant la population de pathogènes et en améliorant l’activité bactérienne dans le sol.

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