Trailer microclimate during commercial transportation of feeder cattle and relationship to indicators of cattle welfare.

Goldhawk, C.A., Crowe, T.G., Janzen, E., Gonzalez, L., Kastelic, J.P., Pajor, E., et Schwartzkopf-Genswein, K.S.G. (2014). « Trailer microclimate during commercial transportation of feeder cattle and relationship to indicators of cattle welfare. », Journal of Animal Science, 92(11), p. 5155-5165. doi : 10.2527/jas.2014-7964  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons recueilli les données sur la température et l’humidité dans les compartiments supérieur et inférieur de bétaillères transportant des bovins d’engraissement commerciaux. Dix-neuf chargements de bovins de 376 ± 39 kg (moyenne ± écart type) transportés pendant 18 ± 4,5 heures (h) en été et en hiver ont servi à obtenir les données et à déterminer leur lien avec la perte de poids, la concentration de cortisol et la morbidité. La température et l’humidité mesurées au plafond ou à la hauteur des animaux ne variaient pas en fonction des facteurs de transport. Le rapport entre la température et l’humidité était plus élevé à la hauteur des animaux que le rapport température-humidité ambiantes durant les déplacements sur des routes autres que des voies rapides et durant les périodes d’immobilisation (p < 0,01). Au cours des trois périodes de temps évaluées durant le transport, la différence entre les conditions à la hauteur des animaux et les conditions ambiantes était plus importante en hiver qu’en été (p < 0,01). Cette différence n’était toutefois pas associée à d’autres facteurs de transport (p > 0,05). Dans les chargements faits en soirée (17 h et 21 h), il y a eu plus de pertes de poids en été qu’en hiver (11,2 ± 0,5 vs 9,0 ± 0,5 % du poids corporel; p = 0,03). Une augmentation de 1 °C dans la différence entre la température moyenne à hauteur d’animal pendant le déplacement et la température ambiante moyenne au cours de dix jours précédant le déplacement était associée à une augmentation de 0,11 ± 0,03 % de perte de poids (p < 0,01) ainsi qu’à une augmentation de 0,006 ± 0,002 ng/mL dans la concentration de cortisol après le déplacement (p = 0,05). Les indices de température-humidité (ITH) supérieurs à 78 °F à la hauteur des animaux étaient plus susceptibles de durer plus d’une heure lorsque la remorque était immobilisée que lorsqu’elle se déplaçait (moyenne = 1,8; intervalle de confiance de 95 % = 1,33, 2,52). Lorsque les ITH étaient supérieurs à 78 °F à la hauteur des animaux, la divergence entre la température ambiante et la classification des ITH était plus faible lorsque le véhicule se déplaçait que lorsqu’il était immobilisé (95,5 ± 0,01 % vs 99,7 ± 0,002 % des ITH divergents (p < 0,01), et cette divergence était plus grande lorsque l’ITH supérieur à 78 °F durait moins d’une heure (99,8 ± 0,0 % vs 91,7 ± 0,03 % des ITH divergents (p < 0,01). L’ampleur moyenne des différences était de 11,04 ± 7,6 °F et ne variait pas selon les facteurs de transport (p > 0,05). Malgré le lien entre les indicateurs de bien-être des animaux et le microclimat, tous les bovins sont arrivés en bon état, et le taux de traitement a été de 0,96 % au cours des 30 jours suivant l’arrivée des animaux. Les décisions de gestion et de vérification liées au transport des bovins d’engraissement devraient tenir compte des relations entre les conditions existant à la hauteur des animaux, les conditions ambiantes et celles existant avant le déplacement. Selon les paramètres du bien-être animal que nous avons évalués, les conditions commerciales régnant au cours de la présente étude ne semblent pas avoir causé de souffrance aux animaux.

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