Effects of castration method and frequency of intramuscular injections of ketoprofen on behavioural and physiological indicators of pain in beef cattle.

Moya, D., González, L.A., Caulkett, N.A., Fireheller, E., et Schwartzkopf-Genswein, K.S.G. (2014). « Effects of castration method and frequency of intramuscular injections of ketoprofen on behavioural and physiological indicators of pain in beef cattle. », Journal of Animal Science, 92(4), p. 1686-1697. doi : 10.2527/jas.2013-7298  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons procédé à deux expériences pour déterminer l’effet d’une ou de plusieurs injections intramusculaires (i.m.) de kétoprofène et de la technique de castration sur les indicateurs physiologiques de la douleur et les indicateurs du comportement face à la douleur chez des veaux de boucherie. Nous avons utilisé, au total, 150 taurillons (284,8 ± 22,7 kg) dans les deux expériences, chacune étant menée selon un plan factoriel de 3 × 2, où les principaux facteurs comprenaient la technique de castration : aucune castration (AC), castration chirurgicale (CC) ou l’utilisation d’élastiques (CE)—et l’administration de médicaments—solution physiologique (SP) ou injection i.m. de kétoprofène (KP; 3 mg Anafen/kg) dans le cou des veaux. Toutes les semaines au cours de l’expérience, nous avons pesé les animaux afin de calculer leur gain pondéral quotidien moyen. Durant la castration, les comportements indicateurs de douleur et d’inconfort ont été consignés au moyen d’un indice analogique visuel déterminé par un observateur expérimenté qui ne savait pas quel traitement subissaient les veaux. Pendant la castration, les mouvements de l’animal dans la cage de contention ont été quantifiés à l’aide d’un système de jauges de déformation fixées sur la porte cornadis de manière à évaluer les tentatives de fuite des bovins. Les enclos étaient munis de systèmes automatisés de surveillance et d’alimentation enregistrant, en continu, la consommation d’aliments et le comportement alimentaire de chacun des animaux. Des images thermographiques de la région du scrotum ont été évaluées 24 heures (h) et 0,5 h avant la castration, puis 0,5, 1, 24, 48 et 270 h après la castration, et une fois par semaine par la suite, jusqu’à la fin de l’essai. Des échantillons de sang prélevés après la castration ont permis d’évaluer les changements dans le nombre total de leucocytes et le rapport entre le nombre de neutrophiles et le nombre de lymphocytes (N:L). Des échantillons de salive prélevés 24 h et 0,5 h avant la castration, immédiatement après la castration, et 0,5, 1, 2, 5, 24 et 48 h après, ainsi que 5, 7 et 14 jours après la castration ont servi à mesurer la concentration de cortisol. Au cours de la première semaine suivant la castration, chez les animaux qui avaient été castrés par la méthode chirurgicale, la température du scrotum, l’indice analogique visuel, le nombre total de leucocytes, le rapport N:L, la concentration de cortisol dans la salive, la mobilité et la pression exercée dans la cage de contention étaient plus élevés (p < 0,05) que chez les animaux non castrés, et le gain pondéral quotidien moyen de même que la consommation d’aliments étaient plus faibles (p < 0,05) chez les animaux castrés par la méthode chirurgicale que chez les animaux non castrés. De plus, chez les veaux castrés avec des élastiques, après 4 semaines, la température du scrotum était plus élevée (p < 0,05) que celle mesurée chez les veaux non castrés, leur consommation d’aliments était plus faible au cours des semaines 2 et 3 après la castration, et leur gain pondéral quotidien moyen était plus faible au cours des semaines 6 et 7 après la castration que celle mesurée chez les veaux non castrés. Le traitement au KP a eu des effets limités sur la réduction des indicateurs de douleur associés à la castration chirurgicale ou avec élastiques, ce qui semble indiquer que d’autres études sont nécessaires pour déterminer la quantité de KP à administrer par voie i.m. pour atténuer la douleur après la castration.

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