Résistance partielle du haricot sec à la moisissure blanche.

Balasubramanian, P.M., Conner, R.L., McLaren, D.L., Chatterton, S., et Hou, A. (2014). « Résistance partielle du haricot sec à la moisissure blanche. », Canadian Journal of Plant Science, 94(4), p. 683-691. doi : 10.4141/cjps2013-312  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La moisissure blanche attribuable à Sclerotinia sclerotiorum (Lib.) de Bary s'avère problématique pour la culture du haricot sec (Phaseolus vulgaris L.), partout au Canada. Quand la pression de la maladie devient trop forte, les cultivars succombent, ce qui entraîne de lourdes pertes tant au niveau du rendement grainier que de la qualité. La progression de la maladie dépend fortement des conditions environnementales. En l'absence de résistance complète, les cultivateurs souhaiteraient des variétés résistantes au champ (évitement) et porteuses d'une résistance physiologique, ce qui atténuerait les risques posés par la maladie et réduirait les coûts de production. La présente étude devait établir la résistance au champ de certains génotypes de haricot à la moisissure blanche dans des pépinières délibérément contaminées, ainsi que leur résistance physiologique en milieu contrôlé. La cote pour la moisissure blanche variait de modérément sensible à sensible. Ces cultivars de haricot sec ne présentaient ni résistance au champ, ni résistance physiologique. Les lignées de matériel génétique I9365-25, G122, A 195 et I9635-31 se caractérisaient par une faible note pour la gravité de la maladie (de 5,1 à 5,6, 26 jours après l'inoculation, sur une échelle d’évaluation visuelle des dommages allant de 1 à 9) en milieu contrôlé, signe qu'elles portent une résistance physiologique. Les lignées L192, MO162, 92BG-7 et OAC Rico jouissaient aussi d'une résistance physiologique acceptable (indice de gravité de la maladie de 5,8 à 6,2, 26jours après l'inoculation). Enfin, les lignées G122, A 195, L192 et MO162 ont affiché une faible incidence de moisissure blanche (de 16 à 25%) au champ au cours des quatre années de l’étude, ce qui indique qu'elles résistent à la maladie sur le terrain. On pourrait se servir de ces génotypes comme parents pour créer des cultivars de haricot résistant davantage à la moisissure blanche.

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