Relative performance of Canadian spring wheat cultivars under organic and conventional field conditions.

Kamran, A., Kubota, H., Yang, R.-C., Randhawa, H.S., et Spaner, D.M. (2014). « Relative performance of Canadian spring wheat cultivars under organic and conventional field conditions. », Euphytica, 196, p. 13-24. doi : 10.1007/s10681-013-1010-3  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

En agriculture biologique, la présence de mauvaises herbes et le faible apport d’éléments nutritifs font généralement obstacle à l’obtention d’un rendement élevé. Dans le cas du blé, on a déjà signalé que certains caractères adaptatifs tels qu’une croissance vigoureuse en début de saison, une bonne hauteur de la plante et un cycle vital court peuvent aider la plante à concurrencer les mauvaises herbes et à donner un rendement satisfaisant. La présente expérience visait à vérifier l’hypothèse selon laquelle « la floraison et la maturation hâtives conférées par les allèles d’insensibilité à la vernalisation Vrn- A1a et/ou Vrn- B1 accroissent le rendement en régime de culture biologique » chez le matériel génétique canadien de blé de printemps. Nous avons génotypé 32 cultivars quant aux allèles Vrn- A1a, Vrn‑B1 et Vrn- D1 présents dans leur génome et avons étudié ces cultivars sous régimes de culture biologique et de culture non biologique. Nous avons ainsi constaté que 88 % de ces cultivars possédaient l’allèle d’insensibilité à la vernalisation Vrn- A1a, seul ou en combinaison avec l’allèle Vrn- B1. Tant sous régime biologique que sous régime non biologique, nous n’avons observé aucune différence de performance entre les cultivars possédant un allèle d’insensibilité sur un seul locus (Vrn- A1a) et ceux en possédant sur deux locus ( Vrn- A1a et Vrn- B1), sauf en ce qui concerne la précocité de maturation : les cultivars possédant uniquement l’allèle Vrn- A1a avaient une maturation plus hâtive, mais celle-ci ne procurait aucun gain de rendement sous régime biologique. Globalement, les divers cultivars fleurissaient plus tôt, avaient un rendement plus faible et donnaient un grain à poids spécifique moins élevé sous régime biologique que sous régime non biologique. Nous avons mesuré un effet significatif de l’interaction cultivar × environnement sur le rendement grainier, la teneur en protéines du grain et le taux de remplissage du grain. Dans le cas de la teneur en protéines du grain, nous avons aussi observé une interaction croisée des cultivars entre les deux régimes de culture. Trois cultivars (Marquis, Unity et Minnedosa) ont pratiquement maintenu sous régime biologique leur rendement grainier et la teneur en protéines de leur grain; ils pourraient donc servir de parents pour des croisements dans le cadre des programmes d’amélioration du blé destiné à la culture biologique.

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