Farmlands with smaller crop fields have higher within-field biodiversity.

Fahrig, L., Girard, J., Duro, D., Pasher, J., Smith, A., Javorek, S.K., King, D., Lindsay, K.F., Mitchell, S.W., et Tischendorf, L. (2015). « Farmlands with smaller crop fields have higher within-field biodiversity. », Agriculture, Ecosystems and Environment, 200, p. 219-234. doi : 10.1016/j.agee.2014.11.018  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Il est difficile d’établir des règles simples en matière d’aménagement du paysage, car différentes espèces et différents groupes d’espèces sont associés à différents types de couverture des terres. Ainsi, la modification de la structure d’un paysage peut favoriser la diversité d’un groupe au détriment d’un autre. Par ailleurs, s’il était possible d’établir des relations paysage–biodiversité simples en dépit de cette complexité, celles-ci faciliteraient grandement la gestion de la conservation. Compte tenu de ces considérations, nous avons cherché à établir des relations constantes entre l’hétérogénéité du paysage et la biodiversité des terres agricoles (zones cultivées de paysages agricoles), dans le but d’élaborer des règles d’aménagement du paysage simples pouvant favoriser la biodiversité des terres agricoles. Nos paramètres de mesure de l’hétérogénéité des terres agricoles étaient la diversité des cultures et la superficie moyenne des champs cultivés, l’augmentation de la diversité des cultures et/ou la diminution de la superficie moyenne des champs correspondant à une augmentation de l’hétérogénéité du paysage. Nous avons mesuré l’abondance ainsi que la diversité alpha, gamma et bêta des oiseaux, des végétaux, des papillons, des syrphidés, des abeilles, des carabidés et des araignées, en prélevant des échantillons dans des champs cultivés situés dans 93 paysages agricoles d’une superficie de 1 km × 1 km. Nous avons sélectionné les paysages de façon qu’ils représentent trois gradients de composition et d’hétérogénéité : proportion du paysage en culture, superficie moyenne des champs cultivés et indice de diversité des cultures de Shannon. Nous avons constaté que la superficie moyenne des champs cultivés avait l’effet global le plus prononcé sur les mesures de biodiversité des champs cultivés, et que cet effet était toujours négatif. Nos résultats nous permettent de conclure que si la conservation de la biodiversité des champs cultivés constitue une priorité, il faut envisager l’établissement de politiques et de lignes directrices visant à réduire la taille des champs.

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