Human gut Bacteroidetes can utilize yeast mannan through a selfish mechanism.

Cuskin, F., Lowe, E.C., Temple, M.J., Zhu, Y., Cameron, E.A., Pudlo, N.P., Abbott, D.W., et les autres (2015). « Human gut Bacteroidetes can utilize yeast mannan through a selfish mechanism. », Nature, 517(7533), p. 165-169. doi : 10.1038/nature13995  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les levures, qui font partie de l’alimentation humaine depuis plus de 7000 ans, possèdent une paroi cellulaire complexe constituée d’α-mannane, mais on ne connaît pas l’incidence de cette substance fongique sur l’écologie du microbiote humain. Avec ces travaux, nous montrons que l’α-mannane des levures représente une source alimentaire viable pour la bactérie à Gram négatif Bacteroides thetaiotaomicron, un membre dominant du microbiote. Des analyses biochimiques détaillées et des études d’inactivation génique ciblée appuient un modèle dans lequel le clivage limité de l’α-mannane à la surface génère de gros oligosaccharides qui sont ensuite dépolymérisés en mannose par l’action des enzymes périplasmiques. Les études de coculture montrent que le mannane des levures, un polysaccharide difficile à dégrader, est catabolisé de manière « égoïste » par metabolism of yeast mannan . Les études de comparaison génomique de concert avec les études de cultures cellulaires révèlent que certains des organismes du microbiote qui se multiplient le mieux ont évolué de manière à consommer les glycanes de levures, fort encombrants sur le plan stérique, une adaptation qui pourrait correspondre à l’incorporation des microorganismes eucaryotes à l’alimentation humaine.

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