Absence of lysogeny in wild populations of Erwinia amylovora and Pantoea agglomerans.

Roach, D.R., Sjaarda, D.R., Sjaarda, C.P., Juarez Ayala, C., Howcroft, B., Castle, A.J., et Svircev, A.M. (2015). « Absence of lysogeny in wild populations of Erwinia amylovora and Pantoea agglomerans. », Microbial Biotechnology, 8(3), p. 510-518. doi : 10.1111/1751-7915.12253  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les bactériophages lytiques font partie des agents de lutte biologique mis au point dans le cadre de la prévention du feu bactérien causé par Erwinia amylovora. Les phages tempérés ne font pas partie des candidats à retenir parce que la lysogénie entraîne le double risque de résistance de l’hôte à l’attaque des phages et celui de transduction des déterminants de virulence entre les bactéries. Nous avons estimé l’étendue de la lysogénie dans des populations sauvages d’E. amylovora et de Pantoea agglomerans avec des amorces de PCR en temps réel conçues pour la détection des phages d’E. amylovora appartenant aux familles des Myoviridae et des Podoviridae. Pantoea agglomerans, un épiphyte des vergers, est facilement infectée par les phages d’Erwinia et sert de vecteur dans la mise au point de l’agent de lutte biologique à médiation phagique. Parmi tous les isolats que nous avons examinés (161 isolats d’E. amylovora de 16 régions géographiques de l’Amérique du Nord, de l’Europe, de l’Afrique du Nord et de la Nouvelle-Zélande, ainsi que 82 isolats de P. agglomerans du sud de l’Ontario [Canada]) aucun de possédait de prophage. Nous avons produit des clones dont la résistance aux phages était instable ou des clones lysogènes en conditions de laboratoire. Nous avons également obtenu une souche lysogène stable après avoir infecté la souche bactérienne Ea110R avec le phage ΦEa35-20 de la famille des Podoviridae. Ces résultats de laboratoire laissent supposer que même si la lysogénie est possible chez E. amylovora, elle est rare ou absente dans les populations naturelles, et que les risques associés à la conversion vers la lysogénie ainsi qu’à la transduction par les phages d’Erwinia spp. sont minimes.

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