Soil test phosphorus and cumulative phosphorus budgets in fertilized grassland.

Messiga, A.J., Ziadi, N., Jouany, C., Virkajärvi, P., Suomela, R., Sinaj, S., Bélanger, G., Stroia, C., et Morel, C. (2015). « Soil test phosphorus and cumulative phosphorus budgets in fertilized grassland. », AMBIO, 44(2), p. 252-262. doi : 10.1007/s13280-015-0628-x  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons analysé la linéarité de la relation entre la teneur en phosphore du sol (STP) et le bilan cumulatif du phosphore (P), au moyen de données recueillies dans six prairies fertilisées à long terme, réparties entre quatre pays : France (Ercé et Gramond), Suisse (Les Verrières), Canada (Lévis) et Finlande (Maaninka et Siikajoki). Les STP ont été déterminées selon les lignes directrices nationales existantes. Nous avons représenté la relation au moyen d’un modèle linéaire-plateau, pour déterminer la présence de points de déviation. Nous avons observé des points de déviation (coordonnées x, y) dans le cas de tous les sites, sauf celui de Maaninka. Nous avons observé une relation linéaire significative (0,33 < r2< 0,72) au-dessus du point de déviation dans le cas de quatre sites, alors qu’en dessous de ce point aucune relation significative n’a été observée, et le taux de diminution de la STP était négligeable. Dans le cas de la plupart des sites, la relation n’était pas linéaire pour la totalité des STP mesurées, ce qui donne à penser que l’approche fondée sur le bilan du P doit être utilisée avec prudence pour la prédiction de la modification de la STP dans les prairies, particulièrement lorsque la fertilisation phosphorée est très faible. Nous décrivons ici un outil permettant l’amélioration des stratégies globales de fertilisation phosphorée et le maintien d’une STP faisant en sorte que les prairies sont productives mais que les risques de pollution de l’eau par le P sont réduits.

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