Sels hydrosolubles, cuivre, zinc et solides dans l’eau de ruissellement des meules de fumier de bovin composté.

Larney, F.J., Olson, A.F., Miller, J.J., et Tovell, B.C. (2014). « Sels hydrosolubles, cuivre, zinc et solides dans l’eau de ruissellement des meules de fumier de bovin composté. », Canadian Journal of Soil Science, 94(4), p. 515-527. doi : 10.4141/CJSS2013-114  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les producteurs du sud de l’Alberta qui élèvent des bovins de boucherie en parc d’engraissement ont largement adopté le compostage. Sous une forte pluie, l’eau qui ruisselle des tas de fumier aura des propriétés différentes selon le degré de maturité du compost. Un modèle simulant la pluie a servi à reproduire le ruissellement après 18, 26, 40, 54, 81, 109 et 224 jours de compostage. L’eau de ruissellement a été prélevée par incréments de 5 L, jusqu’à 30 L, ce qui a permis de créer la variable « durée du ruissellement » (DR). La concentration de Ca, de K et de S présente une interaction significative avec la DR, surtout au début du compostage. Ainsi, le 18e jour, la concentration de Ca est passée de 34 mg par litre dans l’incrément initial de 0 à 5 L d’eau de ruissellement à 43 mg par litre dans l’incrément final de 25 à 30 L. La plupart des changements de concentration importants dans l’eau de ruissellement surviennent entre le 26e et le 40e jour. La concentration de Cu, par exemple, diminue de 67 %, et celle de Zn, de 78 %. Bien que le matériel renferme plus de Cu et de Zn vers la fin du compostage, les risques que ceux-ci soient transportés lors du ruissellement s’avèrent plus ténus parce que ces éléments sont liés à de la matière organique stable. Le ratio C:N des solides présents dans l’eau de ruissellement passe de 10,5 à seulement 4,9 entre le 18e et le 224e jour, signe que l’eau véhicule une matière organique très stable une fois que le compost est parvenu à maturité. Cette étude indique que la qualité du ruissellement dépend de l’âge du compost, ce qui a des implications au niveau de la détérioration éventuelle des eaux de surface, selon l’état d’avancement du compost au moment où survient la pluie, quand on ne contrôle pas le ruissellement.

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