Anaerobic digestibility of beef hooves with swine manure or slaughterhouse sludge.

Xia, Y., Wang, D., Kong, Y., Ungerfeld, E.M., Seviour, R., et Massé, D.I. (2015). « Anaerobic digestibility of beef hooves with swine manure or slaughterhouse sludge. », Waste Management, 38(1), p. 443-448. doi : 10.1016/j.wasman.2014.12.017  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La digestion anaérobie représente une méthode efficace pour traiter les sous-produits animaux tout en produisant une énergie verte sous forme de méthane (CH4). Les méthodes et les mécanismes sollicités dans la digestion anaérobie des déchets kératiniques comme les poils, les griffes, les cornes et les sabots ne sont cependant pas clairement définis. Dans cette étude, nous avons étudié la faisabilité de codigestion, en anaérobiose, des sabots de bovins broyés avec du lisier de porc ou des boues d’abattoir à une température de 25 °C dans huit digesteurs en plexiglas de 42 litres. Nos résultats ont montré que l’ajout de sabots augmentait de façon statistiquement significative le taux de production de CH4 avec le lisier de porc, mais n’augmentait ce taux que légèrement en présence de boues d’abattoir. Après 90 jours de digestion, 73 % des matières des sabots ajoutés aux digesteurs inoculés avec du lisier de porc avait été transformées en CH4, pourcentage significativement plus élevé que le résultat de 45 % obtenu dans les digesteurs inoculés avec des boues d’abattoir. La coloration fluorescente de la caséine avec du bore‑dipyrrométhane nous a permis de détecter des bactéries protéolytiques dans tous les digesteurs, alimentés ou non avec des sabots de bovins, et leur abondance relative correspondait au taux de méthanogenèse des digesteurs avec les différents inoculats. L’hybridation in situ en fluorescence et la coloration fluorescente de la caséine avec du bore‑dipyrrométhane nous ont permis d’identifier la plupart des bactéries protéolytiques comme faisant partie du genre Alkaliphilus, dans la sous-famille Clostridiaceae 2 de la famille Clostridiaceae. Ces bactéries semblent ainsi être les principales responsables de la digestion des sabots de bovins.

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