Ammonia Volatilization and Nitrogen Retention: How Deep to Incorporate Urea?

Rochette, P., Angers, D.A., Chantigny, M.H., Gasser, M.-O., MacDonald, J.D., Pelster, D.E., et Bertrand, N. (2013). « Ammonia Volatilization and Nitrogen Retention: How Deep to Incorporate Urea? », Journal of Environmental Quality, 42, p. 1635-1642. doi : 10.2134/jeq2013.05.0192  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

On sait que l’incorporation d’urée au sol réduit la volatilisation d’ammoniac (NH3), mais il faut effectuer des mesures sur le terrain pour mieux comprendre l’effet de la profondeur d’enfouissement de l’urée en bande. Nous nous sommes donc servis de souffleries pour mesurer les pertes par volatilisation après l’application d’urée en bandes à des profondeurs de 0, 2,5, 5, 7,5 et 10 cm dans un loam limoneux légèrement acide (pH 6). Nous avons mesuré la concentration d’azote (N) minéral et le pH dans les 2 cm supérieurs du sol afin de déterminer l’étendue de la migration de l’azote de l’urée et l’effet de la profondeur d’enfouissement sur la quantité de N ammoniacal volatilisable près de la surface du sol. Les pertes d’ammoniac par volatilisation ont été de 50 % du N appliqué lorsque les bandes d’urée étaient placées à la surface du sol, et l’enfouissement des bandes d’urée a réduit les émissions en moyenne de 7 % cm-1 (14 % cm-1 si l’on calcule par rapport aux pertes des bandes d’urée placées à la surface). Ainsi, l’enfouissement à une profondeur supérieure à 7,5 cm a entraîné des émissions négligeables de NH3 et une rétention maximale du N dans le sol. Les pertes cumulées augmentaient exponentiellement avec les valeurs maximales de la teneur en N‑NH4+ et le pH mesurés dans le sol de surface durant les essais. Par contre, les variations temporelles de ces variables étaient peu corrélées avec celles des émissions de NH3, vraisemblablement en raison d’interactions avec d’autres facteurs (p. ex. la teneur en eau et l’adsorption de N‑NH4+ aux particules de sol). Nous avons résumé des données publiées de volatilisation en laboratoire et sur le terrain et les avons utilisées pour déterminer la relation entre les pertes de NH3 et la profondeur d’enfouissement de l’urée. Si l’on exprime les émissions en pourcentage des pertes pour les bandes d’urée placées à la surface, la réduction moyenne des émissions était d’environ 12,5 % cm-1. Nous convenons que l’efficacité de l’enfouissement des bandes d’urée pour réduire les pertes de NH3 varie selon plusieurs propriétés du sol, pratiques agricoles et conditions climatiques, nous proposons que cette valeur soit utilisée comme estimation de l’effet moyen de la profondeur d’enfouissement lorsqu’on ne dispose pas de données propres au site.

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