Effects of Propionibacterium strains on ruminal fermentation, nutrient digestibility and methane emissions in beef cattle fed a corn grain finishing diet.

Vyas, D., McGeough, E.J., McGinn, S.M., McAllister, T.A., et Beauchemin, K.A. (2014). « Effects of Propionibacterium strains on ruminal fermentation, nutrient digestibility and methane emissions in beef cattle fed a corn grain finishing diet. », Animal, 8(11), p. 1807-1815. doi : 10.1017/S1751731114001657  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons utilisé vingt génisses de boucherie pourvues d’une canule ruminale dans une expérience en blocs aléatoires pour déterminer l’effet de trois additifs alimentaires constitués de souches de Propionibacterium sur la fermentation ruminale, la digestibilité des éléments nutritifs et les émissions de méthane (CH4). Les génisses, qui ont reçu une ration à forte teneur en grains de maïs, ont été réparties dans cinq groupes en fonction de leur poids. Les cinq traitements alimentaires, d’une durée de 28 jours, étaient les suivants : 1) témoin et trois souches de Propionibacterium; 2) P169; 3) P5; et 4) P54. Les souches ont été administrées directement dans le rumen à raison de 5 × 109 UFC avec 10 g d’un support de maltodextrine dans une gélule. Les génisses témoins n’ont reçu que le support. Toutes les génisses ont reçu la ration de base (10:90 fourrage:concentré, sur une base de matière sèche). Le contenu ruminal des animaux a été recueilli aux jours 5 et 18; le pH du rumen a été mesuré en continu entre les jours 15 et 22; les émissions de CH4 entérique ont été mesurées entre les jours 19 et 22; et la digestibilité des éléments nutritifs a été mesurée du jour 25 au jour 28. Le pH ruminal moyen était de 5,91 et n’a pas varié en fonction des traitements. De même, le temps pendant lequel le pH < 5,8 et 5,6 n’a pas varié selon le traitement. Le profil des principaux acides gras volatils et celui des acides gras volatils totaux étaient semblables d’un traitement à l’autre. Aucun effet n’a été observé sur la consommation de matière sèche ni sur la digestibilité des éléments nutritifs dans l’ensemble du tube digestif. La production totale (g/jour) de CH4 entérique n’a pas varié en fonction de la souche de Propionibacterium et était en moyenne de 139 g/jour. De même, le rendement moyen en CH4 (g CH4/kg de matière sèche consommée) était semblable pour tous les traitements. L’abondance relative des bactéries du genre Propionibacterium dans le rumen a augmenté par rapport au témoin avec l’administration d’additifs alimentaires microbiens et a atteint un maximum 3 heures après l’administration, puis elle est revenue au niveau de base avant le repas suivant. Par rapport à leur niveau au temps 0, les populations de Propionibacterium P169 étaient plus élevées 3 heures et 9 heures après l’administration. En conclusion, la persistance modérée des souches inoculées dans le microbiome ruminal et la préexistence d’une production élevée de propionate en raison des hauts niveaux de fermentation de l’amidon pourraient avoir réduit l’efficacité des souches de Propionibacterium à accroître la proportion molaire de propionate et, par conséquent, leur efficacité à réduire les émissions de CH4.

Date de modification :