Groundwater monitoring to support development of BMPs for groundwater protection: The Abbotsford-Sumas Aquifer case study.

Zebarth, B.J., Ryan, M.C., Graham, G.L., Forge, T.A., et Neilsen, D. (2015). « Groundwater monitoring to support development of BMPs for groundwater protection: The Abbotsford-Sumas Aquifer case study. », Ground Water Monitoring and Remediation, 35(1), p. 82-96. doi : 10.1111/gwmr.12092  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’aquifère Abbotsford-Sumas est sans conteste le cas le plus étudié au Canada de contamination des eaux souterraines par les nitrates associée à la production agricole. Situé sous certaines des terres agricoles les plus productives du Canada, cet aquifère transfrontalier hautement vulnérable est un cas unique à étudier quant aux occasions et aux difficultés de remédier aux problèmes de qualité de l’eau. Un programme de surveillance des eaux souterraines lancé au début des années 1990 a joué un rôle important dans le suivi des variations spatiales et temporelles de la concentration des nitrates dans l’eau souterraine. En revanche, en raison des petites parcelles de terrain avec des pratiques d’utilisation et de gestion des terres qui varient dans l’espace et dans le temps, et de l’écoulement subhorizontal dans cet aquifère de sable et de gravier hautement perméable, il est difficile de lier les résultats de la surveillance des eaux souterraines à des pratiques agricoles spécifiques. D’autres approches pointaient vers l’application excessive historique d’azote par rapport aux besoins des cultures (principalement en tant que fumier utilisé pour augmenter la matière organique du sol durant la replantation, mais aussi en tant que source de nutriments durant la production). Malgré des changements dans les pratiques agricoles, et les programmes de sensibilisation des agriculteurs, aucun changement appréciable dans les concentrations moyennes de nitrates dans les eaux souterraines ne s’est produit durant la période de surveillance. Sur des parcelles de terrain individuelles, la contamination par les nitrates peut être réduite par l’élaboration et l’adoption d’une suite intégrée de pratiques de gestion bénéfiques (PGB), comme l’amélioration de la fertilisation azotée, l’irrigation et la gestion de la culture en bandes, et en particulier l’élimination de l’application de tout amendement organique du sol, comme du fumier non traité dans lequel l’azote n’a pas été stabilisé (p. ex. par le compostage). Toutefois, le déséquilibre substantiel dans le cycle de l’azote à l’échelle régionale, et l’absence d’un processus de consultation continu et efficace parmi les parties prenantes, demeurent des obstacles majeurs à l’élaboration, à la démonstration et à l’adoption de PGB.

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