Ammonia volatilization after surface application of laying-hen and broiler-chicken manures.

Miola, E.C.C., Rochette, P., Chantigny, M.H., Angers, D.A., Aita, C., Gasser, M.-O., Pelster, D.E., et Bertrand, N. (2014). « Ammonia volatilization after surface application of laying-hen and broiler-chicken manures. », Journal of Environmental Quality, 43(6), p. 1864-1872. doi : 10.2134/jeq2014.05.0237  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les pertes d’ammoniac (NH3) après l’épandage de fumier varient selon les caractéristiques du fumier. Les objectifs de cette étude étaient de quantifier les pertes de NH3 provenant du fumier de volaille issu des divers systèmes de manutention et de stockage courants dans l’est du Canada, et de relier les émissions de NH3 aux caractéristiques du fumier. Nous avons mesuré la volatilisation du NH3 à l’aide de souffleries durant 22 jours après l’épandage de sept fumiers de volaille solides issus d’exploitations produisant différents types de volailles (pondeuses et poulets de chair) et à différentes durées et conditions d’entreposage du fumier. Les émissions cumulatives (2,7 à 7,0 g de NH3–N m−2) représentaient 13,6 à 35,0 % de l’azote total épandu, et 51 à 84 % (moyenne = 70 %) de la somme de l’azote ammoniacal, de l’azote uréique et de l’azote urique épandus (TAUA). En moyenne, 20 % de ces pertes se sont produites durant les 4,5 premières heures après l’épandage lorsque les fumiers n’avaient pas séché dans le poulailler peu après l’excrétion. Le type de production et la durée d’entreposage ne justifiaient pas les écarts de volatilisation du NH3 selon les fumiers. Les pertes par volatilisation présentaient une relation linéaire avec les matières sèches du fumier et le NH4+–N dérivé du fumier, mais les sources d’azote changeaient avec le temps après l’épandage. Durant les 7 premiers jours, les différences d’azote ammoniacal total épandu (NATE) entre les fumiers ont expliqué la plus grande partie des variations dans les pertes cumulatives de NH3 (r2 = 0,85 après 26 h et 0,92 après 7 j). Après une pluie simulée (5 mm) au jour 7 qui a stimulé la décomposition de l’acide urique des fumiers, c’est le TAUA plutôt que le NATE qui était relié aux émissions cumulatives (r2 = 0,77 après 14 et 22 j). Nos résultats indiquent que les estimations fiables de la volatilisation du NH3 après l’épandage de fumier de volaille devraient être fondées non seulement sur le NATE, mais également sur le NH4+–N dérivé de la décomposition de l’acide urique, que les pertes par volatilisation signalées dans la littérature scientifique (incluant la présente étude) représentaient en moyenne 50 % du TAUA, et que les estimations pour une situation donnée devaient également prendre en compte les conditions environnementales locales.

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