Evaluation of various types of supplemental food for two species of predatory mites, Amblyseius swirskii and Neoseiulus cucumeris (Acari: Phytoseiidae).

Delisle, J., Brodeur, J., et Shipp, J.L. (2015). « Evaluation of various types of supplemental food for two species of predatory mites, Amblyseius swirskii and Neoseiulus cucumeris (Acari: Phytoseiidae). », Experimental and Applied Acarology, 65(4), p. 483-494. doi : 10.1007/s10493-014-9862-3  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les Phytoseiidae sont généralement reconnus comme des prédateurs d’acariens phytophages et d’autres petits arthropodes, mais plusieurs espèces peuvent également se nourrir de pollen et se reproduire lorsqu’ils sont soumis à un tel régime alimentaire. Dans le cadre d’essais en laboratoire, nous avons évalué la profitabilité de deux types de suppléments nutritifs (pollen de trois espèces végétales — quenouille, maïs et pommier — et œufs de pyrale méditerranéenne de la farine [Ephestia kuehniella]) pour le Neoseiulus cucumeris et l’Amblyseius swirskii, les deux espèces d’acariens prédateurs les plus fréquemment utilisées comme agents de lutte biologique dans les cultures horticoles au Canada. Nous avons mesuré les effets de chaque supplément nutritif sur les paramètres de valeur sélective des acariens (survie, développement, sex-ratio, fécondité) et, à titre comparatif, les effets sur ces mêmes paramètres d’un régime à base de larves du ravageur communément ciblé, le thrips des petits fruits (Frankliniella occidentalis). Chaque supplément nutritif a également fait l’objet d’un dosage des protéines solubles, car la littérature révèle que la teneur en protéines est souvent associée à une valeur nutritive élevée. Tous les suppléments nutritifs testés comblaient manifestement les besoins du N. cucumeris et de l’A. swirskii, car les deux espèces ont bouclé leur cycle vital de l’œuf à l’adulte. Les suppléments nutritifs ont eu un effet positif sur les paramètres biologiques des acariens, notamment sur la vitesse de développement et la survie, les acariens exposés aux suppléments se développant plus rapidement et présentant des taux de survie plus élevés que les acariens soumis à un régime à base de larves de thrips. L’Amblyseius swirskii a présenté un régime alimentaire plus diversifié que le N. cucumeris. De façon générale, les œufs de pyrale de la farine et les pollens de quenouille et de pommier sont des sources de nourriture de qualité égale pour l’A. swirskii, tandis que les pollens de pommier et de quenouille conviennent davantage au N. cucumeris. Le pollen de maïs constitue une source de nourriture de moindre qualité pour les deux acariens. Les résultats du dosage des protéines solubles n’ont pas corroboré l’hypothèse selon laquelle les meilleures sources de nourriture pour les deux espèces d’acariens étaient celles qui présentaient les plus fortes teneurs en protéines.

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