Non-native species in Canada's boreal zone: Diversity, impacts, and risk.

Langor, D.W., Cameron, E.K., MacQuarrie, C.J.K., McBeath, A., McClay, A., Peter, B., Pybus, M., Ramsfield, T., Ryall, K.L., Scarr, T., Yemshanov, D., DeMerchant, I., Foottit, R.G., et Pohl, G.R. (2014). « Non-native species in Canada's boreal zone: Diversity, impacts, and risk. », Environmental Reviews, 22(4), p. 372-418. doi : 10.1139/er-2013-0083  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

On a enregistré plus de 1180 espèces non indigènes, surtout d’origine paléarctique, dans la zone de la forêt boréale du Canada, dont la plus grande diversité se retrouve sur l’île de Terre-Neuve et dans la zone boréale méridionale de l’Ontario et du Québec. Le biote non indigène de la zone boréale (et du Canada en général) est mal connu en ce qui concerne sa composition et sa distribution. Une forte proportion des espèces est associée à des habitats perturbés par l’homme comme les milieux urbains, les paysages agricoles, les corridors de communication et de transport ainsi que les développements industriels. Les habitats naturels de la zone boréale montrent un fort degré de résistance à l’invasion, comparativement à ceux d’autres zones du Canada, vraisemblablement à cause des climats rigoureux, des faibles degrés d’illumination, de la faible disponibilité des nutriments du sol, du faible pH des sols, de la faible productivité, et de la dense couverture du sol par les plantes, surtout les bryophytes. Parmi les peu nombreuses espèces ayant colonisé avec succès la zone boréale, plusieurs connaissent un fort déclin en abondance après quelques années suggérant une résilience biotique. À date, la zone boréale a montré les moindres résistances et résiliences chez les grands vertébrés (orignaux et cerf de Virginie) transférés sur ces îles, les maladies des vertébrés et les vers de terre. En général, on a peu étudié les impacts écologiques des espèces non indigènes de la zone boréale et il y a peu d’exemples où ces impacts sont évidents. De même, il y a eu peu de tentatives pour quantifier les impacts économiques des espèces non indigènes, que ce soit en zone boréale ou au Canada en général. Dans les rares cas où des mesures d’aménagement ont été mises en place pour les espèces non indigènes fortement destructives, les résultats ont eu assez de succès, surtout là où les mesures de maitrise biologique classique ont été utilisées contre les insectes et les arbres. Les mesures chimiques et mécaniques n’ont qu’un succès limité dans des situations localisées. Les ressources de l’aménagement sont plus efficaces lorsqu’elles sont appliquées pour réduire le risque d’introduction. Le risque pour la forêt boréale posé par de futures espèces non indigènes augmente avec le réchauffement climatique et le transport rapide et direct de marchandises dans la zone boréale, à partir de leurs points d’origine. Les auteurs font cinq recommandations pour prendre en compte les lacunes reconnues au sujet des espèces non indigènes. [Traduit par la Rédaction]

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