Suppression of clubroot by Clonostachys rosea via antibiosis and induced host resistance.

Lahlali, R.L. et Peng, G. (2014). « Suppression of clubroot by Clonostachys rosea via antibiosis and induced host resistance. », Plant Pathology, 63(2), p. 447-455. doi : 10.1111/ppa.12112  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le mécanisme du biofongicide Prestop® (Clonostachys rosea) a été examiné en vue d’une utilisation dans la lutte contre la hernie du chou (Plasmodiophora brassicae) dans les cultures de canola. Les principales composantes du produit ont été isolées et évaluées sur le plan de leurs effets sur les spores dormantes du pathogène, sur l’infection des poils absorbants et sur l’évolution de la maladie, par microscopie optique, par PCR quantitative et par la mise à l’essai de différents traitements d’application durant l’infection. Le produit Prestop entier a été jugé plus efficace que la suspension de conidies de C. rosea et que le filtrat du produit seulement pour réduire l’infection des poils absorbants et le développement de la hernie. Le biofongicide a eu peu d’effets sur la germination ou la viabilité des spores dormantes. Les traitements à deux applications – une fois au stade de l’ensemencement et une autre de 7 à 14 jours après l’ensemencement – ont été plus efficaces dans la lutte contre la hernie que les traitements à une seule application, soit au stade de l’ensemencement ou post-ensemencement. Cette constatation pourrait se traduire par un besoin de maintenir une forte dose de biofongicide dans le sol durant l’infection primaire et secondaire. Ce champignon utilisé pour la lutte biologique a fortement colonisé la rhizosphère et l’intérieur des racines de canola, et a possiblement induit une résistance fondée sur la régulation à la hausse des gènes qui interviennent dans les voies de biosynthèse de l’acide jasmonique (BnOPR2), de l’éthylène (BnACO) et des phénylpropanoïdes (BnOPCL, BnCCR). Les auteurs ont conclu que le biofongicide Prestop éliminait la hernie infectant le canola au moins par colonisation des racines et par résistance systémique induite (RSI), et que ce dernier phénomène pourrait découler de la modulation des voies métaboliques des phénylpropanoïdes et de l’acide jasmonique/éthylène suscitée par le champignon.

Date de modification :