Impact of hard vs. soft wheat and monensin level on rumen acidosis in feedlot heifers.

Yang, W.-Z., Xu, L., Zhao, Y.L., Chen, L.Y., et McAllister, T.A. (2014). « Impact of hard vs. soft wheat and monensin level on rumen acidosis in feedlot heifers. », Journal of Animal Science, 92(11), p. 5088-5098. doi : 10.2527/jas.2014-8092  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Un grand nombre de rations de finition dans les parcs d’engraissement comprennent du blé, lorsque les prix relatifs du blé sont bas. Cette étude visait à examiner les conséquences sur le pH et la fermentation dans le rumen ainsi que sur le siège et l’ampleur de la digestion, de la substitution du blé tendre ou du blé de force par du grain d’orge et à déterminer si une concentration élevée de monensin pourrait réduire les indicateurs de l’acidose ruminale chez les génisses de parcs d’engraissement. Cinq génisses de boucherie pourvues d’une canule ruminale ont été soumises à une expérience réalisée selon un plan en carré latin 5 × 5 et un arrangement factoriel 2 × 2 + 1. Les traitements comprenaient des rations d’orge (10 % d’orge ensilée, 86 % d’orge, 4 % de supplément, contenant 28 mg de monensin/kg de matière sèche) et des rations où l’orge était remplacée soit par du blé tendre ou du blé de force avec 28 ou 44 mg de monensin/kg de matière sèche. La consommation de matière sèche n’était pas affectée par le type de grain. En revanche, l’augmentation de la concentration de monensin avec les rations de blé a réduit (P < 0,02) la consommation de matière sèche. Le pH ruminal moyen était inférieur (P < 0,04) et la durée des pH < 5,8 et < 5,5, plus longue (P < 0,03), dans le cas des rations de blé comparativement aux rations d’orge. Toutefois, le pH ruminal n’était pas affecté par le type de blé ni par la concentration de monensin. Les concentrations des AGV totaux étaient supérieures (P < 0,03) dans le cas des rations de blé comparativement aux rations d’orge, le type de blé n’ayant pas d’incidence. La proportion molaire de propionate était supérieure (P < 0,04), tandis que celle de butyrate (P < 0,01) et le rapport acétate/propionate avaient tendance à être inférieurs (P < 0,09), avec la concentration élevée comparativement à la concentration moins élevée de monensin. Le remplacement de l’orge par du blé dans les rations de finition n’avait pas d’effet sur le flux duodénal ni sur la digestibilité de la matière organique, probablement en raison de la meilleure digestion (P < 0.01) de la matière azotée digestible de l’orge, qui compense l’augmentation (P < 0.03) de l’apport d’amidon digéré issu du blé. Les rations de blé tendre comparativement à celles de blé de force fournissent un plus grand (P < 0,03) apport duodénal de matière organique et d’azote non ammoniacal sans aucune différence en ce qui concerne la digestion de nutriments dans l’ensemble du tube digestif. La concentration accrue de monensin a diminué le flux de matière organique (P < 0,01), d’azote total P < 0,05), et de protéines microbiennes (P < 0,05) vers l’intestin grêle, en raison d’une diminution de la consommation de matière sèche. Ces résultats indiquent que le blé de force et le blé tendre présentent des caractéristiques semblables à celle de l’orge sur le plan de la digestion, mais les mesures du pH ruminal indiquent que, comparativement à l’orge, le blé accroît le risque d’acidose ruminale. Même si une concentration accrue de monensin n’a eu qu’une incidence limitée sur les indicateurs de l’acidose ruminale, on s’attendrait à ce qu’une augmentation du propionate améliore l’indice de conversion alimentaire chez les génisses recevant des rations de finition à base de blé.

Date de modification :