Trailer microclimate and calf welfare during fall-run transportation of beef calves in Alberta.

Goldhawk, C.A., Janzen, E., González, L.A., Crowe, T.G., Kastelic, J.P., Pajor, E., et Schwartzkopf-Genswein, K.S.G. (2014). « Trailer microclimate and calf welfare during fall-run transportation of beef calves in Alberta. », Journal of Animal Science, 92(11), p. 5142-5154. doi : 10.2527/jas.2014-7960  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Vingt‑quatre chargements commerciaux de veaux de boucherie (poids vif de 300 ±52 kg, moyenne ± écart type) ont été évalués afin de déterminer les relations entre les facteurs de transport, le microclimat en cours de transport et le bien-être des veaux. Les facteurs de transport évalués comprenaient notamment la vitesse du véhicule, l’espace disponible, le compartiment dans la remorque et la durée de transport. Le transport des veaux a duré 7 h 44 minutes ±4 h 15 minutes, l’espace disponible variant entre 0,56 et 1,17 m2/animal. Le compartiment dans la remorque, l’espace disponible et la vitesse du véhicule n’ont pas eu d’incidence sur la différence entre la température au plafond et la température ambiante du compartiment, durant une période de 30 minutes de microclimat stable. Durant la période d’état stable, une augmentation de 1 °C de la température ambiante, par rapport à la moyenne de 5,6 °C, était associée à une baisse de 0,62 °C de la différence entre la température au plafond et la température ambiante (P < 0,01). La température et l’humidité mesurées au plafond durant les premières 400 minutes de transport pouvaient être prévues au moyen des conditions ambiantes et de la vitesse du véhicule (pseudo-r2 de 0,91 et de 0,82 pour le ratio température et humidité; P < 0,01). Les événements où l’indice température‑humidité (ITH) chez l’animal était classifié au‑dessus du seuil de « danger » ont duré 10,2 ±4,1 minutes consécutives. Les valeurs ITH ambiantes et mesurées au plafond n’ont pas été classifiées comme dépassant le seuil de « danger » pour 90,0 et 84,9 % des événements chez l’animal. Ces valeurs étaient de 5,0 ±2,1 et de 4,7 ± 2.0 °F inférieures aux valeurs chez l’animal durant les périodes de désaccord, respectivement. La majorité des veaux sont arrivés en bon état, et les indicateurs biochimiques du bien­être des veaux étaient dans les limites de référence pour des bovins en santé. Dans la population à l’étude, les concentrations élevées de cortisol et d’hématocrite, avant le transport, étaient associées à des valeurs élevées après le transport (P < 0,01). Une augmentation de 1 % de la freinte durant l’intervalle entre le sevrage et le chargement (de 24 ou 48 h) a fait diminuer la freinte durant le transport de 0,26 ±0,04 %, lorsque la température moyenne de l’animal était supérieure à 5 °C, et a fait diminuer la freinte durant le transport de 0,11 ±0,04 %, lorsque la température moyenne de l’animal était inférieure à 5 °C (P < 0,01). Nous avons conclu que les résultats de l’étude appuient les recherches futures sur l’importance du microclimat en cours de transport comme facteur de risque justifiant une intervention thérapeutique, après le transport. Cette étude fournit également des facteurs de correction permettant d’estimer ce microclimat, qui pourraient contribuer à l’évaluation de la gestion et des décisions en matière de transport, ayant une incidence sur la rentabilité et le bien‑être des veaux.

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