A taxonomic and phylogenetic revision of Penicillium section Aspergilloides.

Houbraken, J.A.M.P., Visagie, C.M., Meijer, M., Frisvad, J.C., Busby, P.E., Pitt, J.I., Seifert, K.A., Louis-Seize, G.W., Demirel, R., Yilmaz, N., Jacobs, K., Christensen, M., et Samson, R.A. (2014). « A taxonomic and phylogenetic revision of Penicillium section Aspergilloides. », Studies in Mycology, 78(1), p. 373-451. doi : 10.1016/j.simyco.2014.09.002  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

On retrouve partout dans le monde des espèces appartenant à la section Aspergilloides du genre Penicillium, dont les plus connues sont le P. glabrum, le P. spinulosum et le P. thomii. Ces espèces sont communes et peuvent être isolées de nombreux substrats et dans de nombreux milieux, notamment le sol, les aliments, l’écorce et l’intérieur des bâtiments. La taxonomie de ces espèces a fait l’objet de plusieurs études fondées sur diverses techniques, mais la délimitation des espèces demeure difficile. Dans le cadre de la présente étude, nous avons soumis 349 souches appartenant à la section Aspergilloides à des analyses phylogéniques moléculaires multilocus faisant appel aux séquences d’une partie du gène codant la β-tubuline (BenA), du gène codant la calmoduline (CaM) et de la deuxième plus grande sous-unité de l’ARN polymérase II (RPB2). Nous avons subdivisé la section Aspergilloides en 12 clades et 51 espèces; nous décrivons ici 25 espèces nouvelles et validons l’identité du P. yezoense, espèce dont la description initiale n’était pas accompagnée d’une diagnose latine. Les espèces de la section Aspergilloides sont semblables sur le plan phénotypique, et la plupart d’elles produisent des conidiophores monoverticillés et croissent à une vitesse modérée à élevée sur gélose. Le caractère le plus important pour distinguer les espèces était la grosseur des colonies obtenues sur gélose à 30 °C, l’ornementation et la forme des conidies, la production de sclérotes et la rugosité du stipe.

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