Relating soil microbial properties to yields of no-till canola on the Canadian prairies.

Lupwayi, N.Z., Harker, K.N., O'Donovan, J.T., Turkington, T.K., Blackshaw, R.E., Hall, L.M., Willenborg, C.J., Gan, Y.T., Lafond, G.P., May, W.E., et Grant, C.A. (2015). « Relating soil microbial properties to yields of no-till canola on the Canadian prairies. », European Journal of Agronomy, 62, p. 110-119. doi : 10.1016/j.eja.2014.10.004  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les microorganismes du sol interviennent dans de nombreux processus biologiques importants pour l’agriculture durable. Toutefois, il n’est pas toujours possible de démontrer les corrélations entre les propriétés des microorganismes du sol et la productivité des cultures. Nous avons rassemblé les données sur les microorganismes du sol d’une étude portant sur les pratiques agricoles dans la culture du canola (Brassica napus L.), qui a été menée à sept endroits dans les prairies canadiennes et qui était axée sur l’augmentation des rendements en canola. Les traitements suivants, disposés selon un plan factoriel 2 × 2 × 3, ont été examinés : deux taux d’ensemencement (75 et 150 semences m−2); deux taux d’azote (1× et 1,5× les doses recommandées par suite de l’analyse du sol); et trois combinaisons de fongicide (prothioconazole) et de formes d’azote (urée non enrobée sans fongicides; urée non enrobée + fongicide; 50 % d’urée enrobée de polymère + fongicide). Nous avons mesuré la teneur en C de la biomasse microbienne, l’activité de la β-glucosidase et la diversité fonctionnelle des bactéries (d’après les profils d’utilisation des substrats carbonés) dans la rhizosphère du canola et dans le sol en général, et nous avons vérifié leur lien avec le rendement en canola. Les effets du taux d’ensemencement, du taux d’azote et de la forme d’azote sur la biomasse des microorganismes du sol, l’activité enzymatique et la diversité fonctionnelle des bactéries étaient habituellement non significatifs sur le plan statistique. Dans les quelques cas où les effets étaient significatifs, le fait de doubler le taux d’ensemencement de 75 à 150 semences m−2 augmentait habituellement ces propriétés microbiennes dans la rhizosphère du canola ou dans le sol en général. L’utilisation de 1,5× la dose recommandée d’azote a surtout eu des effets favorables sur la rhizosphère du canola et des effets défavorables sur le sol en général. Les effets de la forme d’azote (y compris l’ajout de fongicide) étaient contradictoires. Nous avons constaté une corrélation positive entre le rendement en canola et le carbone de la biomasse microbienne du sol ainsi que l’activité de la β‑glucosidase, aux cinq endroits où les rendements étaient < 4000 kg ha−1(r = 0,51** à 0,76**), mais aucune corrélation ou alors des corrélations négatives à deux endroits où le rendement était > 4000 kg ha−1. Il n’y avait pas de corrélation ou alors la corrélation était négative entre la diversité fonctionnelle des bactéries du sol et les rendements grainiers. Les dommages causés par la mouche des racines du canola ont semblé influer sur certaines de ces relations, en raison des corrélations habituellement négatives observées entre les dommages causés aux racines et les caractéristiques des microorganismes du sol. Ces résultats semblent indiquer qu’il y a, dans le sol, des interactions rétroactives entre les cultures et les microorganismes. Les pratiques de gestion des cultures et du sol qui améliorent la croissance des plantes cultivées favorisent également les communautés microbiennes du sol et leurs activités, et vice versa.

Date de modification :