Importance of yeast viability for reducing the effects of ruminal acidosis in beef heifers during and following an imposed acidosis challenge.

Vyas, D., Uwizeye, A., Yang, W.-Z., et Beauchemin, K.A. (2014). « Importance of yeast viability for reducing the effects of ruminal acidosis in beef heifers during and following an imposed acidosis challenge. », Animal Feed Science and Technology, 197, p. 103-113. doi : 10.1016/j.anifeedsci.2014.09.004  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’étude visait à déterminer l’importance de la viabilité de la levure (Saccharomyces cerevisiae) dans la réduction de la gravité de l’acidose ruminale chez les bovins pendant et après une épreuve de provocation d’une acidose. Nous avons utilisé six génisses de race de boucherie pourvues d’une canule ruminale selon un plan en carré latin 3 × 3 avec répétitions et les avons nourries de 400 g/kg d’ensilage d’orge, de 100 g/kg de foin de graminées haché et de 500 g/kg de concentré de grains d’orge. Les traitements alimentaires étaient les suivants : 1) ration témoin (sans levures); 2) ration avec levures sèches actives (LSA; 4 g fournissant 1010 unités formatrices de colonies/g; AB Vista, UK); 3) ration avec levures sèches tuées (LST; 4 g de LSA autoclavée). Les périodes de traitement étaient les suivantes : 2 semaines d’adaptation (jours 1–14), une semaine 3 de mesure des valeurs de base (jours 15–21) et une semaine 4 de provocation d’une acidose (jours 22–28). Le modèle d’épreuve consistait à restreindre la consommation de la ration totale mélangée (RTM) à un apport de 0,5 ad libitum pendant 24 h (jour −1; préépreuve), puis à ajouter des grains d’orge (quantité équivalente à 0,25 de matière sèche consommée) directement dans le rumen avant l’administration de la RTM (jour 0; jour de l’épreuve). Des données ont été recueillies de 0 à 24 h le jour de l’épreuve, de 25 à 48 h après l’épreuve avec les grains (jour 1 postépreuve) et pendant une période de récupération de 5 jours. Aucun effet des traitements n’a été observé sur le pH ruminal moyen (P = 0,40), minimal (P = 0,37) et maximal (P = 0,29) le jour de l’épreuve. De même, aucune différence entre les traitements n’a été notée dans le cas des concentrations de lactate ruminal (P = 0,46) et d’acides gras volatils (AGV) totaux (P = 0,15) le jour de l’épreuve. Toutefois, la proportion de propionate ruminal a augmenté (P = 0,01), tandis que celle de caproate a baissé (P = 0,01) en présence de LSA. La durée à pH < 5,8 (P = 0,26) et à 5,6 (P = 0,32) était semblable pour tous les traitements. Les traitements n’ont exercé aucun effet sur la MSI le jour de l’épreuve (P = 0,95), de même que le jour 1 postépreuve (P = 0,30). En conclusion, contrairement à notre hypothèse, l’ajout de levures n’a pas influé sur le pH ruminal pendant l’épreuve de provocation d’une acidose aiguë puisque l’efficacité des levures viables et tuées était réduite à pH ruminal faible. L’absence d’effets significatifs observés dans la présente étude peut également être due à la variabilité des réponses des animaux à une épreuve de provocation d’une acidose aiguë.

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