Environmental assessment of demarcated bed-grown organic greenhouse tomatoes using renewable energy.

Dorais, M., Antón, A.A., Montero, J.I., et Torrellas, M. (2014). « Environmental assessment of demarcated bed-grown organic greenhouse tomatoes using renewable energy. », Acta Horticulturae (ISHS), 1041, p. 291-298.

Résumé

Les effets sur l’environnement associés à l’utilisation d’énergie fossile, en plus de la gestion de l’eau et des engrais, continuent de soulever d’importantes préoccupations dans les systèmes de production serricole utilisés en climat nordique. Pour réduire les répercussions de ces systèmes sur l’environnement et maintenir leur compétitivité, il est devenu essentiel d’utiliser des sources d’énergie renouvelable et de gérer les nutriments de manière appropriée. Dans cette optique, nous avons mis au point et évalué, dans la province de Québec, au Canada, un système de production biologique en planches séparées et en circuit fermé qui augmente l’efficacité de l’utilisation de l’eau et des nutriments et utilise la biomasse résiduelle comme source d’énergie. L’objectif de l’étude était de comparer les effets sur l’environnement de ce système de production biologique censément durable à ceux d’un système de culture ouvert classique faisant appel à l’énergie fossile. L’analyse environnementale a été effectuée selon la méthode de l’analyse du cycle de vie, telle que définie dans le guide ILCD (2010) et le logiciel SimaPro v.7.3.2. L’unité fonctionnelle a été établie à 1 000 kg de tomates et 1 ha de superficie cultivée. La comptabilisation a été faite de l’extraction de la matière brute à la sortie de la ferme. Les stades du cycle de vie considérés étaient l’infrastructure, le matériel auxiliaire, le système de régulation climatique, l’exploitation, les engrais, les pesticides, la gestion des déchets et l’emballage. Dans les deux systèmes de culture, les résultats de l’évaluation environnementale ont montré que la forte demande en énergie était le facteur le plus important dans toutes les catégories d’impact. Dans le cas du système biologique utilisant la biomasse ligneuse comme source d’énergie renouvelable, l’empreinte en CO2 de 1 kg de tomates s’est établie à 0,812 kg d’éq. CO2 kg­1, alors que l’impact d’un système de culture ouvert classique faisant appel à l’énergie fossile s’est établie à 5,788 kg d’éq. CO2 kg­1. Les engrais utilisés dans le système de culture biologique en circuit fermé ont eu un impact environnemental moindre sur le plan de la dégradation des ressources abiotiques (12 fois), de l’acidification (6 fois), de l’eutrophisation (136 fois) et du réchauffement climatique (10 fois) par rapport aux engrais utilisés dans le système de culture ouvert classique.

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