Determining the influence of agricultural land use on climate variables for the Canadian Prairies.

Kaharabata, S.K., Banerjee, S.M., Kieser, M., Desjardins, R.L., et Worth, D.E. (2014). « Determining the influence of agricultural land use on climate variables for the Canadian Prairies. », International Journal of Climatology, 34(15), p. 3849-3862. doi : 10.1002/joc.3946  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Depuis les années 1970, les jachères d’été sont progressivement remplacées par des cultures continues dans les Prairies canadiennes. On avance que ces changements régionaux de l’utilisation des terres agricoles sont associés à la modification du climat régional et à sa variabilité. Notre étude examine cette influence à l’aide de l’analyse discriminante linéaire, qui permet de déterminer si les variables associées à l’utilisation des terres agricoles permettent de distinguer les classes de dépassement (positif/négatif au-delà d’une gamme de variabilité donnée à petite échelle) observées pour les températures quotidiennes maximale et minimale, l’amplitude thermique diurne, les précipitations quotidiennes et le rayonnement solaire incident quotidien. Ces classes de dépassement indiquent si le climat était plus chaud/frais, plus sec/humide et plus ensoleillé/nuageux comparativement à la gamme de variabilité à petite échelle. Les données relatives à l’utilisation de terres portaient sur les jachères d’été, les plantes annuelles et les plantes pérennes pour les 127 écodistricts de l’écozone des Prairies. Les données climatiques provenaient d’une station voisine, interpolées au point médian de l’écodistrict. Les deux ensembles de données couvraient la période s’échelonnant de 1951 à 2006, et l’analyse a porté sur l’ensemble de cette période, tout en mettant l’accent sur le segment s’échelonnant de 1971 à 2006, qui a coïncidé avec le déclin de la pratique de la jachère d’été. L’analyse a opposé les principaux mois de la saison de croissance (juin, juillet et août) aux mois d’hiver de janvier et de février. Notre approche a montré que là où surviennent des changements à grande échelle dans la couverture des terres agricoles, nous pouvons établir l’existence d’une relation statistiquement significative entre ces changements et la modification de la variabilité du climat. Le mois de juin a coïncidé avec une période caractérisée par des taux de croissance positive maximale et, par conséquent, par un changement dans la couverture des terres. Le mois de juin a ainsi affiché le plus grand pouvoir discriminatif pour les classes de dépassement des températures maximale et minimale et du rayonnement solaire pour la période s’échelonnant de 1971 à 2006, avec un taux de succès oscillant de 85 à 93 %. Le plus grand taux de succès pour la discrimination des classes de dépassement pour l’amplitude thermique diurne s’est établi à 82 % en juillet.

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