Comparisons among cultivars of wheat, naked and hulled oats: dry matter, N and P accumulation and partitioning as affected by N supply and crop lodging.

Zhou, Q.P., Biswas, D.K., et Ma, B.-L. (2013). « Comparisons among cultivars of wheat, naked and hulled oats: dry matter, N and P accumulation and partitioning as affected by N supply and crop lodging. », Journal of Plant Nutrition and Soil Science, 176(6), p. 929-941. doi : 10.1002/jpln.201200265  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Il est nécessaire de mieux comprendre l’impact des engrais azotés sur l’accumulation et la répartition de la biomasse et de l’azote (N) dans les plantes pour optimiser le rendement et la qualité des cultures. Une expérience au champ avec du blé de printemps (Triticum aestivum), de l’avoine nue (Avena nuda), et de l’avoine vêtue (Avena sativa) a été menée durant trois ans à Ottawa, en Ontario, au Canada, pour déterminer les réponses de ces cultures à l’apport de N (0, 75, et 150  kg N ha1). L’accumulation de biomasse, de N et de phosphore (P) et leur répartition dans différentes parties des plantes ont été examinées durant la période de culture. L’indice de verse a été déterminé pour toutes les cultures quand la verse apparaissait et aussi au moment de la récolte. Durant la période de culture, les deux avoines et le blé ont présenté des profils d’accumulation de N et de P presque similaires, les teneurs maximales étant apparues vers la fin du remplissage du grain ou à la récolte. La concentration de N dans les plantes était de jusqu’à 60 g  kg1 au stade de semis, puis a diminué graduellement au fil de la croissance pour finir au plus bas au moment de la récolte. Les traitements azotés ont significativement accru les teneurs des plantes en N et en P. À l’épiaison, nous avons observé qu’ils avaient donné lieu à un accroissement des teneurs en matière sèche (de 24 % à 45 %), en N (de 35 % à 135 %), et en P (de 27 % à 45 %) dans les parties des plantes examinées (chaume, feuille, épi), mais aussi de la verse, particulièrement chez les avoines. En outre, les deux avoines ont présenté des valeurs plus élevées pour la teneur totale des plantes en N (de 5 % à 35%), le rapport N:P, et la teneur en matière sèche des feuilles (de 6 % à 43 %) et des épis (de 0 % à 129 %) ainsi que pour la teneur en P du chaume (jusqu’à 27 %), comparativement au blé. Au moment de la récolte, le blé avait accumulé dans les grains des teneurs en matière sèche et en N supérieures à celles mesurées chez les deux avoines. Les deux avoines ont présenté une sensibilité à l’apport de N (75 ou 150  kg N ha1) similaire en ce qui concerne la verse, et ont accumulé moins de matière sèche et moins de N dans les grains, d’où leurs rendements en grain inférieurs à celui du blé. Quand l’apport de N est élevé, la forte accumulation de matière sèche dans les tissus végétatifs et la forte teneur du chaume en P à l’épiaison pourraient causer une verse importante chez les cultivars d’avoine.

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