The Agrodiversity Experiment: three years of data from a multisite study in intensively managed grasslands (Ecological Archives E095-232).

Kirwan, L., Connolly, J., Brophy, C., Baadshaug, O.H., Bélanger, G., Black, A., Carnus, T., Collins, R.P., Čop, J., Delgado, I., De Vliegher, A., Elgersma, A., Frankow-Lindberg, B.E., Golinski, P., Grieu, P., Gustavsson, A.-M., Helgadottir, A., Höglind, M., Huguenin-Elie, O., Jørgensen, M., Kadziuliene, Z., Lunnan, T., Lüscher, A., Kurki, P., Porqueddu, C., Sebastià, M.T., Thumm, U., Walmsley, D., et Finn, J.A. (2014). « The Agrodiversity Experiment: three years of data from a multisite study in intensively managed grasslands (Ecological Archives E095-232). », Ecology, 95(9), p. 2680.

Résumé

Les prairies aménagées intensivement sont des écosystèmes très importants à l’échelle mondiale. Nous avons cherché à savoir si une augmentation expérimentale de la diversité des communautés végétales de ces prairies pouvait accroître l’efficacité d’utilisation des ressources. L’expérience a porté sur 33 sites à l’échelle continentale. Le plan de base comprenait 30 parcelles représentant 15 communautés de prairie établies selon deux densités d’ensemencement. Les 15 communautés comprenaient quatre monocultures (deux graminées et deux légumineuses) et 11 mélanges de quatre espèces ensemencées selon des proportions variables. L’expérience de base comportait 1 028 parcelles, et 572 parcelles supplémentaires ont été ensemencées pour des traitements additionnels. Tous les sites ont été soumis à un protocole précis et aux mêmes méthodes expérimentales, mais certains facteurs relatifs aux parcelles, comme les taux d’ensemencement et le nombre de coupes, ont été déterminés par les pratiques locales. Les quatre espèces utilisées à chaque site variaient en fonction de l’emplacement géographique, mais étaient choisies selon quatre caractères fonctionnels : une graminée à établissement rapide, une graminée persistante à établissement lent, une légumineuse à établissement rapide et une légumineuse persistante à établissement lent. Comme l’objectif était de maximiser le rendement en vue d’une production herbagère intensive, les espèces choisies étaient toutes des espèces cultivées à rendement élevé. L’ensemble de données obtenu comprend des mesures de biomasse par espèce (rendement par espèce et mauvaises herbes) pour toutes les récoltes sur une période allant jusqu’à quatre ans dans les 33 sites de l’expérience. Nous avons également analysé des échantillons de végétaux récoltés dans 26 des sites afin de déterminer la qualité du fourrage. Ces données devraient présenter un intérêt pour les écologistes qui étudient les relations entre la diversité et la fonction écosystémique, de même que pour les agronomes qui s’intéressent à l’intensification durable. La grande échelle spatiale des sites permet la réalisation d’analyses à diverses échelles spatiales (et temporelles). La base de données peut également compléter les bases de données existantes et les méta-analyses portant sur les relations biodiversité–fonction écosystémique des communautés naturelles, en mettant l’accent sur ces mêmes relations dans les prairies agricoles aménagées intensivement.

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