Protein content in larval diet affects adult longevity and antioxidant gene expression in honey bee workers.

Li, C., Xu, B., Wang, Y., Yang, Z.B., et Yang, W.R. (2014). « Protein content in larval diet affects adult longevity and antioxidant gene expression in honey bee workers. », Entomologia Experimentalis et Applicata, 151(1), p. 19-26. doi : 10.1111/eea.12167  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Chez l’abeille domestique, la longévité des adultes dépend fortement de la quantité de protéines alimentaires consommée après la sortie de l’alvéole. Toutefois, on connaît mal le rôle de la teneur en protéines de la diète larvaire. Nous avons réparti au hasard 15 colonies d’Apis mellifera ligustica Spinola (Hymenoptera: Apidae) dont les reines étaient des sœurs entre trois traitements au substitut de pollen (5 colonies par traitement), qui renfermaient respectivement des teneurs en protéines de 15, 25 et 35 % (PS15, PS25 et PS35). Dans le cadre d’un essai au champ, nous avons mesuré la consommation de substitut de pollen et avons récolté des échantillons d’abeilles, pour analyser les teneurs en protéines corporelles et l’expression génique. Au jour 29, nous avons prélevé dans chaque colonie 50 ouvrières venant de sortir de leur alvéole et les avons gardées dans des cages, pour mesurer leur taux de survie et leur longévité. Nos résultats montrent que les quantités de substitut de pollen consommées étaient considérablement plus élevées dans le cas des traitements PS15 et PS25 que dans celui du traitement PS35. Cependant, la quantité totale de protéines consommée était moins élevée dans le cas du traitement PS15 que dans celui des deux autres traitements. Le traitement à concentration élevée de protéines (PS35) a entraîné une augmentation significative de la quantité totale de protéines accumulées avant la sortie de l’alvéole ainsi que du taux de survie et de la longévité des adultes. En outre, les abeilles ayant reçu les traitements PS25 et PS35 avaient tendance à présenter des concentrations plus élevées d’ARNm codant des enzymes antioxydantes; ce mécanisme physiologique pourrait expliquer les différences de taux de survie observées entre les trois traitements. Nous en concluons que la présence de teneurs élevées en protéines dans la diète larvaire pourrait avoir un effet positif sur la longévité des ouvrières, ce qui pourrait probablement s’expliquer par une augmentation de l’expression des gènes associés aux enzymes antioxydantes.

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