Gravité du piétin-verse et population de cryptogames chez le blé de printemps, le blé dur, l’épeautre et le blé Kamut cultivés de manière biologique dans l'Ouest canadien.

Fernandez, M.R., Fox, S.L., Hucl, P.J., Singh, A.K., et Stevenson, F.C. (2014). « Gravité du piétin-verse et population de cryptogames chez le blé de printemps, le blé dur, l’épeautre et le blé Kamut cultivés de manière biologique dans l'Ouest canadien. », Canadian Journal of Plant Science, 94(5), p. 937-946. doi : 10.4141/CJPS2013-359  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les auteurs ont réalisé une étude de trois ans (de 2010 à 2012) dans la zone de sols bruns du sud-ouest de la Saskatchewan en vue d’établir la réaction de variétés de blé ordinaire, de blé dur et d’épeautre actuellement homologuées pour la culture dans l'Ouest canadien, ainsi que du blé Kamut au piétin-verse, dans un régime d'agriculture biologique. Les génotypes sélectionnés correspondaient à ceux que sèment souvent les producteurs de la région pratiquant l'agriculture biologique. Durant les trois années de l’étude, Cochliobolus sativus, principal agent pathogène à l'origine du piétin-verse, a été le cryptogame le plus souvent isolé dans les entrenæuds décolorés sous le collet; venaient ensuite les espèces du genre Fusarium, qui représentaient en tout au-delà de 19 % des cryptogames isolés et étaient au moins au nombre de douze, avec, parmi les plus fréquentes, F. equiseti, F. avenaceum, F. acuminatum et F. oxysporum. La prévalence relative des genres/espèces retrouvés le plus fréquemment concorde étroitement avec les résultats des études antérieures réalisées sur l'agriculture biologique. En général, C.sativus est moins courant chez le blé Kamut que chez le blé dur et l’épeautre, et se retrouve plus souvent chez le blé dur que chez le blé ordinaire. En revanche, il y a peu de variation dans les espèces du genre Fusarium isolées chez les différentes sortes de blé, bien qu'on en retrouve plus dans le blé ordinaire et le blé Kamut que dans le blé dur. Au cours des trois années de l’étude, le degré de gravité moyen le plus élevé pour le piétin-verse a été observé chez l’épeautre, puis le blé dur et le blé Kamut, le blé de printemps ayant souffert le moins de la maladie. En ce qui concerne les cultivars, les variétés de blé dur AC Avonlea, Kyle et Transcend étaient celles les plus touchées, le cultivar CDC Verona étant le moins atteint. Chez le blé ordinaire, ce sont les variétés AC Elsa, CDC Kernen et Red Fife qui étaient les plus affectées par le piétin-verse, les cultivars Superb et Unity y résistant davantage. On préconise de ne pas cultiver de variétés trop sensibles au piétin-verse en agriculture biologique, car l'agent pathogène à l'origine de cette maladie est présent dans la plupart des champs et des conditions environnementales.

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