Abomasal protein infusion in postpartum transition dairy cows: Effect on performance and mammary metabolism.

Larsen, M., Lapierre, H., et Kristensen, N.B. (2014). « Abomasal protein infusion in postpartum transition dairy cows: Effect on performance and mammary metabolism. », Journal of Dairy Science (JDS), 97(9), p. 5608-5622. doi : 10.3168/jds.2013-7247  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons examiné l’effet de l’augmentation de l’approvisionnement post-partum en protéines métabolisables (PM) sur la performance et le métabolisme mammaire chez 8 vaches Holstein suivant un plan en blocs randomisés. Dès le vêlage, les vaches ont reçu une perfusion abomasale d’eau (TÉM) ou de caséine (CAS). Des échantillons de sang artériel et épigastrique veineux ont été prélevés 14 jours avant la date de vêlage prévue, puis aux jours 4, 15 et 29 de lactation. Pour compenser les carences préalablement estimées en acides aminés essentiels et pour éviter les excès d’approvisionnement, les perfusions de caséine ont été diminuées graduellement et avaient les concentrations suivantes : 696 ± 1, 490 ± 9 et 212 ± 10 g/jour aux jours 4, 15 et 29 de lactation, respectivement. L’ingestion de matière sèche n’a pas varié avec la caséine. Comparativement aux témoins, l’approvisionnement en PM était plus élevé au jour 4 de lactation chez les vaches qui recevaient la caséine, mais ne différait plus au jour 29. Le rendement en lait a été supérieur chez les vaches qui recevaient la caséine (+7,2 ± 1,3 kg/jour du jour 1 au jour 29 de lactation). Au jour 4 de lactation, le rendement en protéines laitières était plus élevé avec la caséine, avec 1 664 ± 39 g/jour en moyenne, comparativement à 1 212 ± 86 g/jour chez les vaches témoins; après 29 jours de lactation, il n’y avait plus de différence (1 383 ± 48 g/jour). Le rapport entre l’approvisionnement total en PM et les besoins était numériquement supérieur après 4 jours de lactation chez les vaches qui recevaient la caséine que chez les témoins, révélant une carence post-partum moindre en protéines. En revanche, la caséine a semblé provoquer un plus grand déficit énergétique net, mais le rendement laitier supérieur a permis à une grande partie des matières grasses mobilisées d’être sécrétées dans le lait. La concentration artérielle des acides aminés essentiels totaux a augmenté de façon marquée après le vêlage chez les vaches qui recevaient la caséine, et a légèrement diminué chez les vaches témoins. Chez ces dernières, les profils des concentrations artérielles combinés aux différences de concentrations artérielles et veineuses mammaires ont montré que les premiers acides aminés limitants étaient la Lys, la Leu et la Tyr, au jour 4 de lactation. Le flux plasmatique mammaire n’a pas changé avec le traitement, ce qui signifie que l’irrigation des tissus mammaires était similaire. Le rendement en lait plus élevé chez les vaches recevant la caséine était associé à une absorption plus élevée d’acides aminés individuels par les glandes mammaires, une tendance d’absorption plus élevée du glucose, du lactate et du β-hydroxybutyrate, alors que l’absorption des acides gras volatils était semblable. Malgré un approvisionnement similaire en PM après 29 jours de lactation, les rendements en lait et en lactose étaient plus élevés chez les vaches qui avaient reçu la caséine, dénotant une réponse persistante à un approvisionnement post-partum accru en PM. En conclusion, la carence post-partum en PM peut avoir un effet négatif considérable chez la vache laitière étant donné que le principal effet de l’approvisionnement post-partum accru en PM est l’augmentation des rendements en lait, en protéines du lait et en lactose, ainsi qu’un meilleur bilan de PM. Nous discutons également des effets potentiels favorables sur les fonctions corporelles autres que la synthèse de lait. Il faudra des études plus poussées pour déterminer comment induire cet effet avec des stratégies d’alimentation pratiques.

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