Characterization of ruminal temperature and its relationship with ruminal pH in beef heifers fed growing and finishing diets.

Mohammed, R., Hünerberg, M., McAllister, T.A., et Beauchemin, K.A. (2014). « Characterization of ruminal temperature and its relationship with ruminal pH in beef heifers fed growing and finishing diets. », Journal of Animal Science, 92(10), p. 4650-4660. doi : 10.2527/jas.2014-7859  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans cette étude, nous avons caractérisé la relation entre la température (Trum) et le pH dans le rumen de bovins de boucherie recevant des rations de croissance et de finition. Dans l’expérience 1, nous avons réparti 16 génisses de boucherie (388,5 ± 34,9 kg) pourvues d’une canule ruminale suivant un plan en carré latin répété 4 × 4 avec quatre périodes de 21 jours. Les génisses ont reçu une des rations suivantes (base MS) : ration de croissance témoin (TÉMg; 35 % grain d’orge et 5 % tourteau de canola); 40 % drêches séchées de maïs avec solubles (DSMSg); 40 % drêches séchées de blé avec solubles (DSBSg); et 37,6 % DSBSg plus 2,4 % huile de maïs (DSBSg+H). Toutes les rations contenaient 55 % d’ensilage d’orge (base de MS). Le pH et la température du rumen (Trum) ont été surveillés en continu pendant 4 jours, à partir du jour 18 de chaque période. Dans l’expérience 2, nous avons remplacé graduellement la ration de croissance des 16 génisses (529,1 ± 41,1 kg) par une des quatre rations de finition suivantes selon un plan en carré latin répété 4 × 4 avec quatre périodes de 28 jours : (sur une base de MS) témoin (TÉMf); 40 % drêches de maïs avec solubles (DMSf); 40 % drêches de blé avec solubles (DBSf); et 37,4 % DBSf + 2,6 % huile de maïs (DBSf+H). Toutes les rations de finition contenaient 8 % d’ensilage d’orge (base de MS). Nous avons mesuré le pH et la température du rumen du jour 25 au jour 28. Avec la ration de croissance (n = 64), il y avait une corrélation négative entre la Trum maximale et le pH minimal (P < 0,001, r = –0,53) ainsi qu’une corrélation positive entre la Trum maximale et la consommation d’amidon (P < 0,001, r = 0,55). La Trum maximale, la Trum > 40 °C (h/jour) et l’aire sous la courbe Trum > 38 °C (aire × h/jour) représentaient, respectivement, 28,3, 9,5 et 4,7 % de la variabilité du pH minimum (R2 = 0,43, P < 0,001, n = 64). La Trum moyenne et la Trum maximale étaient plus élevées chez les bovins qui recevaient la ration TÉMg que chez ceux qui recevaient les rations DMSg, DBSg et DBSg+H. Avec les rations de finition (n = 63), il y avait une corrélation négative entre la Trum maximale et le pH ruminal minimal (P < 0,001, r = –0,63), et des corrélations positives entre la Trum maximale et la consommation de matière sèche (P < 0,001, r = 0,62) et la consommation d’amidon (P < 0,001, r = 0,58). La Trum maximale, l’aire sous la courbe Trum > 39 °C, et la durée pendant laquelle la Trum > 38 °C expliquaient respectivement 40, 17 et 3,6 % de la variabilité du pH minimal (R2 = 0,60, P < 0,001, n = 63). Les Trum moyenne et maximale étaient plus élevées chez les animaux qui recevaient la ration TÉMf que chez ceux qui recevaient les rations DMSf, DBSf et DBSf+H. Lorsque nous avons examiné les données des animaux individuels, les génisses chez lesquelles la Trum avait dépassé 40 °C pendant le plus longtemps n’avaient pas nécessairement eu de plus longs épisodes de pH < 5,2 ou pH < 5,5. La température ruminale peut permettre de prédire le pH ruminal, sans doute grâce à la relation biologique entre la production d’acide et la chaleur dégagée par la fermentation. L’exploitation de cette relation pour prédire le pH pourrait permettre de résoudre les problèmes liés à la surveillance à long terme du pH ruminal avec des électrodes.

Date de modification :