Climate coupling between temperature, humidity, precipitation and cloud cover over the Canadian Prairies.

Betts, A.K., Desjardins, R.L., Worth, D.E., et Beckage, B. (2014). « Climate coupling between temperature, humidity, precipitation and cloud cover over the Canadian Prairies. », Journal of Geophysical Research: Atmospheres, 119(23), p. 13305-13326. doi : 10.1002/2014JD022511  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Cette analyse a été préparée à l’aide de données d’observation horaire de la température, de l’humidité relative et de l’opacité de la couverture nuageuse ainsi que de données d’observation quotidienne de précipitations compilées sur plus de 50 années dans 11 stations d’observation climatologique réparties dans l’ensemble des Prairies canadiennes. Elle vise à analyser le couplage du climat mensuel, saisonnier et à long terme pendant la saison chaude. Aux échelles des temps climatiques, la température dépend du forçage des nuages, tandis que l’humidité relative dépend des précipitations. Le climat à l’échelle mensuelle est tributaire à la fois de la couverture nuageuse opaque pendant le mois courant et des précipitations pour le même mois et les deux mois estivaux antérieurs. Selon la régression linéaire multiple, des anomalies dans la couverture nuageuse opaque et dans les précipitations expliquent de 60 % à 80 % de la variance dans la plage de températures diurnes, l’humidité relative en après-midi et le niveau de condensation par ascendance à l’échelle mensuelle. Les auteurs ont analysé le couplage interne des paramètres observables sur le climat diurne comme guide ultérieur pour évaluer des modèles. Ils ont couplé des statistiques à des bilans énergétiques et hydriques simplifiés pour les Prairies pendant la saison de croissance. Ils ont étalonné les observations de couverture nuageuse opaque avec les flux incidents des courtes et grandes longueurs d’onde. Les chercheurs ont estimé que l’assèchement de la capacité totale d’emmagasinement d’eau dans les paysages représente 56 % des anomalies de précipitations pour la saison de croissance à de grandes échelles spatiales, bien que cet assèchement augmente l’évapotranspiration. Ce résultat associe les flux climatologiques de surface à quatre paramètres observables principaux : le forçage des nuages, les précipitations, la température et l’humidité. On estime la fraction climatologique évaporative à 0,61 pour les Prairies. Les relations des données d’observation du système climatique couplé des Prairies sur l’échelle de temps seront utiles pour évaluer ces processus couplés dans des modèles de prévision météorologique et saisonnière et la simulation de climats.

Date de modification :