Carbon stock and change from woody biomass on Canada’s cropland between 1990 and 2000.

Huffman, E.C., Liu, J., McGovern, M., McConkey, B.G., et Martin, T.J. (2015). « Carbon stock and change from woody biomass on Canada’s cropland between 1990 and 2000. », Agriculture, Ecosystems and Environment, 205, p. 102-111. doi : 10.1016/j.agee.2014.10.009  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’estimation précise des émissions de gaz à effet de serre et la surveillance rigoureuse du cycle du carbone sont importantes aux fins de l’adaptation au changement climatique et de l’atténuation des effets de ce dernier. Sur les terres agricoles, la végétation herbacée annuelle n’est pas considérée comme un puits de carbone. En revanche, la végétation ligneuse vivace, qui accumule de la biomasse sur plusieurs années, représente un puits de carbone. Le présent article décrit une étude qui estime le stock de carbone dans la végétation ligneuse au-dessus du sol de 1990 ainsi que sa variation annuelle de 1990 à 2000 sur les terres cultivées du Canada. Les terres cultivées ont été stratifiées en zones en fonction des sols, du climat et du système de culture. À l’intérieur de ces zones, nous avons aléatoirement sélectionné des parcelles d’échantillonnage et interprété des photographies aériennes prises vers 1990 et 2000 en vue d’y détecter des changements dans la végétation ligneuse vivace telle que les arbres, les arbustes, les vergers et les vignobles. Les volumes de biomasse perdus à cause du changement de l’utilisation des terres et les volumes de biomasse gagnés grâce à la plantation et à la croissance ont été estimés d’après la composition des espèces et les taux de croissance propres à chaque zone, renseignements tirés de la littérature publiée, de rapports et de graphiques sur les forêts et de connaissances spécialisées en foresterie. Les données du Recensement de l’agriculture ont servi à appliquer les résultats à l’échelle des zones et à l’échelle nationale. Selon les résultats, sur les terres cultivées du Canada, le stock de carbone dans la végétation ligneuse au-dessus du sol en 1990 était de 33,7 ± 8,8 Tg. De 1990 à 2000, la superficie couverte de végétation ligneuse a été touchée négativement par les prélèvements, et positivement, par la plantation et la régénération naturelle; le résultat était une réduction nette de la superficie. Une augmentation annuelle d’environ 78,3 Gg sur toutes les terres cultivées du Canada a été observée, de même qu’une diminution nette dans certaines écozones. Bien que ce résultat représente une hausse, qui est relativement petite et associée à une incertitude élevée, il indique que les changements dans le carbone d’origine ligneux des terres cultivées au Canada pendant la période 1990–2000 étaient plutôt négligeables. D’autres études peuvent être nécessaires pour améliorer les estimations du stock de carbone et réduire les incertitudes.

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