Effects of pistachio by-products on digestibility, milk production, milk fatty acid profile and blood metabolites in Saanen dairy goats.

Sedighi-Vesagh, R., Naserian, A.A., Ghaffari, M.H., et Petit, H.V. (2014). « Effects of pistachio by-products on digestibility, milk production, milk fatty acid profile and blood metabolites in Saanen dairy goats. », Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition, 99(4), p. 777-787. doi : 10.1111/jpn.12233  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans ces travaux, nous avons étudié les effets des sous-produits de la pistache (SPP) sur la digestibilité des éléments nutritifs, les métabolites du sang et le profil des acides gras (AG) du lait chez la chèvre laitière Saanen. Nous avons réparti au hasard neuf chèvres Saanen multipares en lactation (jour 90 après la mise bas : 45 ± 2/kg) dans trois groupes de traitement suivant un plan expérimental en carré latin 3 × 3 : 1) ration témoin (à base de foin de luzerne); 2) 32 % SPP; et 3) 32 % SPP + polyéthylène glycol (PEG-4000; 1 g/kg de matière sèche). Chaque période expérimentale a duré 21 jours (14 jours d’adaptation au traitement et 7 jours de collecte de données). Les SSP ont significativement diminué (p < 0,01) la digestibilité des protéines brutes (PB) comparativement à celle avec la ration témoin (64,4 % vs 58,7 %), mais l’ajout de PEG n’a pas influé sur la digestibilité des PB chez les chèvres qui avaient reçu la ration à 32 % SPP + PEG, ni chez celles qui avaient reçu les deux autres types de ration. La digestibilité des NDF a eu tendance (p = 0,06) à diminuer chez les chèvres qui avaient reçu les SPP par rapport à celles qui avaient reçu la ration témoin. Le rendement en lait et en lait normalisé à 4 % de matières grasses n’a pas varié en fonction du traitement alimentaire. Comparativement à la ration témoin, la supplémentation en SPP a sensiblement changé la proportion de presque tous les AG mesurés du lait; les effets principaux ont été les suivants : diminution (p < 0,01) des AG de 8:0 à 16:0 et augmentation (p < 0,01) des proportions de cis-9, trans-11 18:2 et de trans-11 18:1, d’AG monoinsaturés, d’AG polyinsaturés et d’AG à chaîne longue. Les proportions d’AG saturés, d’AG à chaînes courte et moyenne étaient plus faibles (p < 0,01) chez les chèvres qui avaient reçu les deux rations supplémentées en SPP que cehz celles qui avaient reçu la ration témoin. Chez les chèvres qui avaient reçu du PEG, les proportions d’AG saturés, insaturés et monoinsaturés étaient intermédiaires. Comparativement à la ration témoin, l’ajout de SPP à la ration a entraîné une diminution (p < 0.01) des concentrations plasmatiques de glucose et d’azote uréique. Nous avons conclu que les SPP pouvaient être utilisés comme fourrage dans l’alimentation des chèvres laitières sans nuire au rendement laitier. L’inclusion de 32 % de SPP dans la ration des chèvres laitières a eu des effets bénéfiques sur le profil des AG du lait, mais l’ajout de PEG à la ration avec SPP n’a pas amélioré davantage le profil des AG du lait.

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