Carbon dioxide emissions from tillage of two long-term no-till Canadian prairie soils.

Shahidi, B.M.R., Dyck, M.F., et Malhi, S.S. (2014). « Carbon dioxide emissions from tillage of two long-term no-till Canadian prairie soils. », Soil & Tillage Research, 144, p. 72-82. doi : 10.1016/j.still.2014.07.008  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Il est bien connu que les systèmes sans travail du sol permettent une séquestration du carbone (C) atmosphérique dans la matière organique du sol et une diminution des émissions des principaux gaz à effet de serre (GES). Ce phénomène a favorisé la création de marchés de compensation des émissions de carbone partout dans le monde et explique pourquoi les systèmes sans travail du sol et les systèmes antiérosifs constituent des moyens peu coûteux de réduire les émissions de GES. En Alberta, au Canada, il existe actuellement des protocoles de compensation carbone permettant aux entreprises qui ne parviennent pas à atteindre les cibles de réductions d’émissions d’acheter des crédits carbone aux exploitations agricoles qui ont modifié leurs pratiques aratoires. La présente étude visait à quantifier, pour deux types de sols agricoles courants dans l’Ouest canadien (chernozem noir et luvisol gris), les émissions de dioxyde de carbone (CO2, GES majeur) provenant de champs soumis à long terme (environ 30 ans) à un système sans travail du sol, après qu’un travail du sol classique y ait été rétabli. En outre, nous avons étudié l’incidence de la température du sol, de l’humidité du sol, de la fertilisation azotée (aucun apport de N et apport de 100 kg N ha−1) et de la fertilité inhérente du sol sur l’ampleur des effets du rétablissement d’un travail du sol classique sur les émissions de CO2 du sol. Nous avons observé que les émissions de CO2 ont augmenté après le rétablissement d’un travail du sol classique, indépendamment de la fertilisation azotée, du type de sol et de l’environnement physique du sol. Nous avons comparé la séquestration historique de carbone après l’adoption d’un système sans travail du sol à long terme et les émissions de GES sous forme de flux de CO2 après la modification des pratiques aratoires dans les parcelles d’étude et avons constaté que les taux d’émission de C à court terme après le rétablissement d’un travail du sol classique étaient plus élevés que les taux de séquestration du C à long terme. Puisque l’échelle temporelle des éléments comparés était très différente, ces résultats pouvaient être attendus et sont jugés raisonnables. Toutefois, nos résultats montrent que la séquestration accrue de C dans le sol associée à la modification des pratiques aratoires est réversible et que la séquestration potentielle de C dépend des tendances à long terme en matière de travail du sol.

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