Influence de la source de compost sur le rendement du maïs-grain ainsi que sur les émissions d'oxyde nitreux et de dioxyde de carbone dans le sud-ouest de l'Ontario.

Drury, C.F., Reynolds, W.D., Yang, X.M., Tan, C.S., Guo, X.-B., McKenney, D.J., et Fleming, R. (2014). « Influence de la source de compost sur le rendement du maïs-grain ainsi que sur les émissions d'oxyde nitreux et de dioxyde de carbone dans le sud-ouest de l'Ontario. », Canadian Journal of Soil Science, 94(3), p. 347-355. doi : 10.4141/CJSS2013-077  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les auteurs ont déterminé quel impact la nature du compost a eu sur le rendement du maïs-grain pendant dix ans, ainsi que sur les émissions de N2O et de CO2 durant les trois années suivant l'amendement d'un loam argileux Brookston situé à Woodslee, en Ontario. Les traitements étaient les suivants: compost de résidus de jardinage (CRJ), compost de déchets alimentaires (CDA) et compost de fumier de porc (CFP) appliqués une seule fois à des parcelles sur le terrain, à l'automne 1998, à raison de 75Mg par hectare (poids sec). Aucune autre application n'a été effectuée par la suite; une parcelle fertilisée servait de témoin. On a opté pour un taux d'application élevé en vue d’établir si le type de compost exerce un effet durable sur le stockage du C dans le sol, sur les dégagements de N2O et de CO2, et sur le rendement du maïs. L'application de compost a augmenté significativement le rendement du maïs-grain pendant trois ans, soit de 12,9 à 19,5%. Après dix ans toutefois, seul le CDA avait accru le rendement de manière significative, soit de 11,3%, comparativement à la parcelle témoin bonifiée. Les émissions de N2O et de CO2 varient avec la nature du compost, la teneur en eau du sol et le temps. En 1999, le CFP a libéré plus de N2O (5,4 kg de N par hectare) que le CRJ (2,7 kg de N par hectare) et le CDA (1,3 kg de N par hectare), mais les émissions de N2O du CFP étaient plus faibles que celles du CRJ et du CDA en 2001. Les émissions de N2O moyennes pour les trois années examinées étaient significativement plus élevées pour le CFP (2,7 kg de N par hectare) et le CRJ (2,5 kg de N par hectare) que pour la parcelle témoin (1,5 kg de N par hectare). Par conséquent, si le moment des émissions de N2O varie avec le type de compost, les pertes globales restent similaires, car les plus grandes pertes enregistrées la première année avec le CFP sont compensées par des dégagements plus faibles la troisième année. Le volume des émissions de CO2 attribuables au CDA dépassait de beaucoup celui des émissions venant de la parcelle témoin en 2000, la même remarque s'appliquant au CFP en 2001.

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