Réserves de carbone organique et d’azote dans un loam argileux dix ans après une seule application de compost.

Yang, X.M., Reynolds, W.D., Drury, C.F., Fleming, R., Tan, C.S., Denholm, K., et Yang, J.Y. (2014). « Réserves de carbone organique et d’azote dans un loam argileux dix ans après une seule application de compost. », Canadian Journal of Soil Science, 94(3), p. 357-363. doi : 10.4141/CJSS2013-076  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

À l’automne 1998, du compost de déchets alimentaires domestiques (CDA), de résidus de jardinage (CRJ) et de fumier de porc mêlé à de la paille de blé (CFP) ont été appliqué une seule fois à un loam argileux Brookston dans le sud-ouest de l’Ontario. L’expérience devait établir les effets immédiats et prolongés de ces amendements organiques sur la qualité et la productivité du sol. Le présent article décrit les effets résiduels de ces applications uniques sur les stocks de carbone organique du sol (COS) et d’azote total (AT), dix ans après l’amendement (2009). Le CDA a été appliqué à raison de 75Mg, 150Mg et 300Mg par hectare, tandis que le CRJ et le CFP l’ont été au même taux de 75Mg par hectare. Comparativement à la parcelle témoin (aucun amendement), l’addition de 75Mg de CRJ, de CFP et de CDA a respectivement augmenté la concentration de COS dans la couche supérieure de 30cm du sol de 12,3% (9,0Mg par hectare), de 16,6% (12,2Mg par hectare) et de 0%; parallèlement, elle a accru respectivement la quantité d’AT de 8,0% (0,53Mg par hectare), de 11,7% (0,77Mg par hectare) et de 0%, par rapport à celle relevée dans la parcelle témoin. L’addition de 150Mg et de 300Mg de CDA par hectare a augmenté la réserve de COS dans la couche supérieure de 30cm du sol de 13,0Mg et de 24,7Mg par hectare, respectivement, tout en accroissant celle d’AT de 0,93Mg et de 1,70Mg par hectare, respectivement. Ces résultats indiquent que la hausse des stocks de COS et d’AT résultant d’une seule application de compost peut persister pendant au moins une décennie, mais que l’importance de cette hausse dépend fortement de la nature du compost et du taux d’application. On en conclut que l’ajout d’une grande quantité de CDA ou que l’addition de compost dérivé de matériaux organiques récalcitrants, ou les deux, pourrait s’avérer une bonne stratégie pour séquestrer à long terme le carbone et l’azote dans les sols frais et humides à texture fine du sud-ouest de l’Ontario.

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