Alfalfa baleage with increased concentration of nonstructural carbohydrates supplemented with a corn-based concentrate did not improve production and nitrogen utilization in early lactation dairy cows.

Brito, A.F., Tremblay, G.F., Bertrand, A., Castonguay, Y., Bélanger, G., Michaud, R., Lafrenière, C., Martineau, R., et Berthiaume, R.R. (2014). « Alfalfa baleage with increased concentration of nonstructural carbohydrates supplemented with a corn-based concentrate did not improve production and nitrogen utilization in early lactation dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 97(11), p. 6970-6990. doi : 10.3168/jds.2013-7305  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Notre étude portait sur les effets d’une ration de luzerne en balle contenant différentes concentrations de glucides non structuraux (GNS) enrichie d’un concentré courant de maïs sur la performance, le profil de fermentation ruminale, l’utilisation de l’azote et le flux omasal des éléments nutritifs chez la vache laitière en début de lactation. Nous avons réparti au hasard dix vaches Holstein multipares, dont huit munies d’une canule ruminale, et huit primipares dans deux groupes de traitements (ration à teneur élevée ou faible en GNS) selon un plan croisé. La différence dans la concentration de GNS de la luzerne en balle qui a été donnée aux vaches du jour 14 au jour 21 était de 14 g, en moyenne, de GNS/kg de matière sèche (MS). Les fourrages et le concentré ont été donnés en repas séparés, les fourrages étant offerts une fois par jour, et le concentré, trois fois. Aucun changement n’a été observé dans la fermentation ruminale, sauf en ce qui a trait à la proportion molaire de valérate qui était plus faible chez les vaches qui avaient reçu la ration à teneur élevée en GNS. Le flux omasal de la plupart des fractions azotées, y compris l’azote bactérien non ammoniacal et celui des AA, n’a pas varié en fonction du traitement alimentaire. Nous avons constaté que la digestibilité ruminale apparente des fibres insolubles dans les détergents neutres ou acides ainsi que la digestibilité de l’azote étaient plus faibles chez les vaches qui recevaient la ration à teneur élevée en GNS, alors que la digestibilité des glucides totaux solubles dans l’éthanol était plus élevée chez ces vaches. La digestibilité post-ruminale de la MS, de la matière organique, des fibres et de l’azote était plus élevée chez les vaches recevant la ration à teneur élevée en GNS, ce qui fait qu’il n’y a pas eu de différence dans la digestibilité totale dans l’ensemble du tube digestif. La digestibilité des glucides totaux solubles dans l’éthanol dans l’ensemble du tube digestif était plus élevée chez les vaches qui avaient reçu la ration à teneur élevée en GNS, mais la digestibilité de l’amidon dans l’ensemble du tube digestif n’a pas varié en fonction du traitement. Même si la production de lait et la prise totale de MS ne différaient pas entre les traitements, le rendement en matières grasses du lait et en lait normalisé (4 % de matières grasses) était significativement plus faible chez les vaches qui avaient reçu la ration à teneur élevée en GNS. C’est aussi chez ces vaches que la concentration d’azote uréique du lait était la plus faible et la concentration d’azote ammoniacal du rumen, la plus élevée. La concentration d’azote uréique dans le plasma a eu tendance à diminuer chez les vaches nourries avec la ration à forte teneur en GNS, mais les concentrations d’AA n’ont pas varié en fonction des traitements, sauf en ce qui a trait à l’Asp et à la Cys, lesquels étaient plus faibles chez les vaches ayant reçu la ration à faible teneur en GNS. C’est peut-être parce que la consommation de GNS et de MS était semblable dans les deux traitements que la teneur en GNS de la ration n’a pas influé sur la production laitière, l’utilisation de l’azote ni la synthèse des protéines bactériennes. Dans l’ensemble, les résultats de cette étude doivent être interprétés avec prudence, vu qu’il n’y a pas de différence dans la consommation de GNS en fonction du traitement, et que la ration à teneur élevée en GNS a donné lieu à des consommations réduites d’azote et de fibres.

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