Optimizing phosphorus fertilization promotes dry matter accumulation and P remobilization in oilseed flax.

Xie, Y.P., Niu, J., Gan, Y.T., Gao, Y.H., et Li, A.R. (2014). « Optimizing phosphorus fertilization promotes dry matter accumulation and P remobilization in oilseed flax. », Crop Science, 54(4), p. 1729-1736. doi : 10.2135/cropsci2013.10.0672  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Il est essentiel d’améliorer la gestion des éléments nutritifs pour en accroître l’efficacité d’utilisation, favoriser la translocation des photoassimilats vers des puits et améliorer les rendements. Dans le cadre de la présente étude, nous avons étudié les effets des apports de phosphore (P) sur le rendement en matière sèche (MS) du lin oléagineux (Linum usitatissimum L.), l’accumulation de P dans les tissus de cette plante, la répartition du P dans ces tissus et sa remobilisation vers les graines. Notre hypothèse était que l’accumulation de P et la remobilisation du P dépendent de la dose d’engrais apportée et varient d’un type de tissu végétatif à l’autre. En 2011 et 2012, nous avons cultivé le lin oléagineux ‘Baxuan 3’ avec des apports de P faible (15 kg P ha−1), modéré (30 kg P ha−1), élevé (45 kg P ha−1) ou nul (témoin). Ces traitements étaient disposés en blocs complets randomisés, à raison de 3 répétitions par traitement. Au moment de la mi-anthèse, la MS de feuilles (moyenne de 1970 kg ha−1) et la MS de tiges (moyenne de 1826 kg ha−1) étaient plus de 20 fois aussi élevées que la MS de parties reproductives autres que les graines (77 kg ha−1); au fil de la maturation des plantes, la MS de tiges et de parties reproductives autres que les graines a augmenté, alors que la MS de feuilles a diminué. Comparativement aux plantes témoins, les plantes ayant reçu un apport en P faible, modéré ou élevé présentaient une MS de feuilles de 76 % plus élevée, une MS de tiges de 46 % plus élevée et une MS de parties reproductives autres que les graines de 39 % plus élevée et ont donné un rendement grainier moyen de 45 % plus élevé. La fertilisation en P a entraîné une hausse de 150 % en 2011 et de 201 % en 2012 de la translocation du P depuis les tissus végétatifs vers les graines. La teneur en P des feuilles a atteint son maximum au moment de l’anthèse, puis a rapidement diminué au fil de la maturation, alors que la teneur en P des tiges et des parties reproductives autres que les graines a augmenté graduellement et atteint son maximum lorsque les plantes étaient à maturité, ce qui montre que les feuilles sont le principal organe contribuant à la teneur en P des graines et que les tiges et les parties reproductives autres que les graines ont des besoins en P élevés. Des techniques de pointe, comme le marquage au 32P, pourraient être utilisées pour étudier plus en détail les quantités de P remobilisées depuis les tiges et les parties reproductives autres que les graines vers les graines.

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