Comparative Variation within the Genome of Campylobacter jejuni NCTC 11168 in Human and Murine Hosts.

Thomas, D.K., Lone, A.G., Selinger, L.B., Taboada, E.N., Uwiera, R.R.E., Abbott, D.W., et Inglis, G.D. (2014). « Comparative Variation within the Genome of Campylobacter jejuni NCTC 11168 in Human and Murine Hosts. », PLoS ONE, 9(2:e88229). doi : 10.1371/journal.pone.0088229  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La campylobactériose, causée par C. jejuni, est une importante maladie entérique touchant l’être humain. Une personne travaillant avec deux souches de référence de C. jejuni de la collection nationale de cultures types (National Collection of Type Cultures [NCTC] 11168) a développé des symptômes d’entérite grave, notamment une diarrhée sanglante. Il a été établi que le travailleur était infecté par le C. jejuni. Plus de 50 isolats ont été récupérés dans les excréments du travailleur. Tous les isolats récupérés et les deux souches de référence étaient impossibles à différencier à l’aide d’un sous-typage comparatif des empreintes génomiques. L’analyse de la séquence génomique complète a révélé que le travailleur était infecté par une souche de C. jejuni (NCTC 11168) obtenue de l’American Type Culture Collection (ATCC); cette souche (NCTC 11168-GSv) correspond à la séquence génomique de référence. Après son passage dans l’hôte humain, des changements génétiques majeurs, notamment des mutations INDEL dans 12 loci de contingence entraînant des variations de phase, ont été décelés dans le génome de C. jejuni. Des changements spécifiques et robustes du polymorphisme nucléotidique simple (SNP) chez l’hôte humain ont également été observés dans deux loci (Cj0144c, Cj1564). Chez des souris inoculées avec un isolat de C. jejuni (NCTC 11168-GSv) provenant de la personne infectée, l’isolat a subi d’autres variations génétiques. Dans neuf loci, des mutations propres aux souris inoculées, notamment cinq changements sur le plan du SNP, ont été observées. Les deux SNP prédominants observés chez l’hôte humain sont revenus à leur état d’origine chez les souris. Les variations génétiques observées dans le génome de C. jejuni chez les souris correspondaient à une hausse de la densité des cellules deC. jejuni associées à la muqueuse du cæcum. En conclusion, on a observé que la souche NCTC 11168-GSv de C. jejuni était très virulente chez un humain et qu’elle avait provoqué une entérite grave. Les mutations propres à l’hôte observées chez la personne ayant développé l’entérite se sont produites/ont été retenues dans le génome de C. jejuni, et un grand nombre de ces mutations n’ont pas été maintenues chez les souris. Les renseignements obtenus dans le cadre de la présente étude fournissent de nouvelles données sur l’adaptation génétique propre à l’hôte de C. jejuni.

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