Cropland C erosion and burial: Is buried soil organic matter biodegradable?

VandenBygaart, A.J., Gregorich, E.G., et Helgason, B.L. (2015). « Cropland C erosion and burial: Is buried soil organic matter biodegradable? », Geoderma, 239-240, p. 240-249. doi : 10.1016/j.geoderma.2014.10.011  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’érosion du sol dans les terres cultivées entraîne un découplage entre la matière organique du sol (MOS) et son lieu de provenance. Le dépôt de sol au pied des pentes, en provenance de zones érodées, peut causer l’enfouissement de MOS en profondeur dans le profil pédologique, souvent sous la couche arable. Nous avons évalué et comparé la biodégradabilité de la MOS provenant de différents secteurs de paysage dans six localités du Canada. Nous avons évalué la MOS située sous la couche arable dans les zones de dépôt ainsi que la MOS présente dans le profil pédologique des zones érodées. Nous avons mesuré le C dans la fraction légère de la MOS et avons effectué une analyse du 14C, avec incubations en laboratoire, pour l’ensemble du sol. La mesure du 14C a indiqué que la plupart des sols de surface et des sols enfouis contenaient des quantités importantes de C post-bombe (C de l’atmosphère fixé par les végétaux et incorporé dans le sol au cours des 60 dernières années). Les sols enfouis contenaient une masse de C de la fraction légère égale ou supérieure à celle mesurée dans les sols de surface. Le C présent aurait dû être facilement décomposé par les microorganismes. Cependant, la quantité de C biodégradable dans les sols enfouis était inférieure à celle présente dans les sols de surface, même si les sols enfouis contenaient généralement des quantités égales ou supérieures de C total et de C de la fraction légère. Nos résultats indiquent que le dépôt de sol dans certaines zones des paysages érodés a limité la décomposition et la minéralisation de la MOS. Les processus d’érosion et de dépôt pourraient donc être responsables de la création d’un puits net de C dans ces positions topographiques. Les zones de paysage érodées ayant perdu leur MOS au profit de zones situées en contrebas semblaient accumuler graduellement du C récent de l’atmosphère, alors que la MOS redistribuée était retenue dans le système en raison de son enfouissement dans les zones de dépôt.

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