Pollen-Mediated Gene Flow in Camelina sativa (L.) Crantz.

Walsh, K.D., Hills, M.J., Martin, S.L., et Hall, L.M. (2014). « Pollen-Mediated Gene Flow in Camelina sativa (L.) Crantz. », Crop Science, 55(1), p. 196-202. doi : 10.2135/cropsci2014.03.0194  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le Camelina sativa (L.) Crantz est cultivé en vue de la production de biocarburants, notamment dans la région ouest des Grandes plaines de l’Amérique du Nord. Des cultivars de cette espèce sont mis au point au moyen de techniques de génie génétique. Avant de mettre en circulation des cultivars génétiquement modifiés, on doit évaluer le risque de flux génique par pollinisation (FGP) afin de déterminer si ces cultivars peuvent coexister avec des cultivars classiques sans que cela cause des pertes de marchés. Nous avons réalisé des expériences au champ à moyenne échelle (diamètre de 40 m) en 2011 et en 2012 pour quantifier le FGP à l’aide d’un marqueur fluorescent exprimé dans la graine et d’un gène bar conférant une résistance au glufosinate [acide 2-amino-4-(hydroxyméthylphosphinyl) butanoïque] en Alberta, au Canada. Plus de 17 millions de graines ont été examinées en vue de la détermination du taux de croisement éloigné. Le modèle décrivant le mieux le FGP était le modèle de décroissance exponentielle, selon lequel le FGP moyen le plus élevé (0,78 %) était enregistré à proximité de la culture donneuse et diminuait rapidement jusqu’à atteindre 0,09 % à 20 m. Le FGP présentait une distribution leptocurtique, une réduction de 50 % du flux génique étant observée à 1,5 m de la source de pollen. Aucune tendance directionnelle n’a été détectée, ce qui porte à croire que la dispersion par le vent n’a pas eu d’incidence sur les résultats de l’expérience. Le risque de FGP sur de plus grandes distances est minime, mais n’est pas nul, chez cette espèce essentiellement autogame.

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